Convocations de l’opposition dénoncées par Hermann Dadje, président du NHP-CI
Convocations de l’opposition : Hermann Dadje, président du NHP-CI, dénonce un « acharnement judiciaire » visant des cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI, dans un contexte de consultations politiques sur le futur organe électoral ivoirien à Abidjan depuis la mi-octobre 2026.

Convocations de l’opposition : Hermann Dadje exprime son inquiétude
Les procédures engagées contre plusieurs responsables politiques alimentent les inquiétudes au sein de l’opposition ivoirienne. Des cadres du PDCI-RDA et du PPA-CI ont été appelés à répondre à des convocations judiciaires.
Face à cette situation, Hermann Dadje, dit Hermann Le Patriote, a exprimé sa préoccupation. Le président du Nouvel Horizon Patriotique de Côte d’Ivoire estime que la multiplication de ces procédures fragilise le climat politique.
Selon lui, les convocations de l’opposition pourraient être perçues comme une tentative d’affaiblissement des formations opposées au RHDP. Il parle ainsi d’un « acharnement judiciaire » contre certains responsables politiques.
Cette expression traduit une appréciation politique du président du NHP-CI. Elle ne constitue pas une conclusion judiciaire sur la nature ou la légalité des procédures en cours.
Six responsables du PDCI-RDA concernés
Le PDCI-RDA a annoncé la convocation de six de ses hauts responsables devant la justice. Les auditions ont débuté à la mi-octobre et devraient s’étendre jusqu’au 23 octobre 2026.
Les personnalités citées par plusieurs médias sont Georges Philippe Ezaley, Roger M’Bia, Dia Houphouët, Alain Cocautrey, Hervé Fian et Kouakou Guillaume.
Selon les informations publiées sur les procédures, Georges Philippe Ezaley et Roger M’Bia ont été auditionnés le 19 octobre.
Ils auraient ensuite été placés sous contrôle judiciaire. Les procédures seraient liées aux événements entourant l’élection présidentielle d’octobre 2025.
Le PDCI-RDA a dénoncé ce qu’il considère comme une pression politique. Le parti rejette également toute assimilation de ses responsables à une organisation criminelle ou terroriste.
Les convocations de l’opposition touchent aussi le PPA-CI
Le PPA-CI a également annoncé que plusieurs de ses responsables avaient reçu des convocations. La formation de Laurent Gbagbo affirme que cinq de ses cadres sont concernés.
Le parti dénonce des procédures répétées qu’il considère comme des manœuvres destinées à perturber son fonctionnement. Il réclame également l’ouverture d’un dialogue politique inclusif.

Le cas de Sébastien Dano Djédjé avait déjà suscité de nombreuses réactions. Le responsable du PPA-CI avait été auditionné avant d’être placé sous contrôle judiciaire.
Info Côte d’Ivoire avait consacré un article à la procédure judiciaire concernant Dano Djédjé. Cette nouvelle série de convocations prolonge les préoccupations exprimées par les partis concernés.
Il convient cependant de rappeler qu’une convocation, une mise en examen ou un contrôle judiciaire ne constitue pas une condamnation. Les personnes concernées conservent leur présomption d’innocence.
Convocations de l’opposition et réforme électorale
La réaction d’Hermann Dadje intervient dans une période politique particulière. Le gouvernement mène actuellement des consultations sur la création d’un nouvel organe électoral.
La Commission électorale indépendante ayant été dissoute, les formations politiques ont été invitées à transmettre leurs propositions. Le RHDP a officiellement remis sa contribution au ministère de l’Intérieur le 15 octobre 2026.
D’après l’Agence ivoirienne de presse, le parti au pouvoir souhaite contribuer à la création d’une institution électorale crédible, inclusive et digne de confiance.
Plusieurs partis d’opposition réclament toutefois des discussions plus larges. Ils souhaitent notamment obtenir des garanties sur la composition, l’indépendance et le fonctionnement de la future institution.
Pour Hermann Dadje, les convocations de l’opposition pourraient compromettre la confiance nécessaire à ces consultations. Il estime qu’un dialogue électoral ne peut produire de résultats durables dans un climat de suspicion.
Le NHP-CI appelle à préserver le pluralisme
Le président du NHP-CI invite les autorités à garantir l’expression de toutes les sensibilités politiques. Il insiste également sur le respect des libertés publiques et de la présomption d’innocence.
Hermann Dadje ne remet pas en cause le principe selon lequel chaque citoyen doit répondre devant la justice lorsque les circonstances l’exigent. Il demande cependant que les procédures soient menées avec impartialité et transparence.
Selon lui, les institutions judiciaires ne doivent pas être perçues comme des instruments utilisés dans les affrontements politiques. Une telle perception pourrait fragiliser la confiance des citoyens envers l’État.
Le dirigeant du NHP-CI appelle également les partis politiques à la retenue. Il souhaite éviter que les procédures en cours ne provoquent une nouvelle escalade verbale entre le pouvoir et l’opposition.
Convocations de l’opposition : un appel à l’apaisement
Dans sa prise de position, Hermann Dadje plaide pour un apaisement du climat politique. Il appelle les autorités, les partis et les militants à privilégier le dialogue républicain.
Le président du NHP-CI estime que la réforme de l’organe électoral représente une occasion importante. Elle pourrait permettre de renforcer la confiance entre les institutions, les partis et les électeurs.

Toutefois, cette confiance dépendra de la capacité des acteurs à séparer les procédures judiciaires des rivalités politiques. Elle nécessitera également une communication claire sur les faits reprochés aux personnes convoquées.
Les convocations de l’opposition continueront donc de faire l’objet d’une attention particulière. Les prochaines auditions et les décisions prises par les autorités judiciaires permettront de mieux comprendre l’évolution des différentes procédures.
Au moment de la publication, aucune décision définitive n’avait établi la culpabilité des responsables concernés. Les accusations d’acharnement judiciaire formulées par Hermann Dadje et les partis d’opposition relèvent de leurs prises de position politiques.
Info Côte d’Ivoire continuera de suivre les procédures judiciaires ainsi que les discussions consacrées au futur organe électoral ivoirien.


