Gnénéma Mamadou Coulibaly, ancien ministre de la Justice et magistrat hors hiérarchie, est décédé à Abidjan.
Décès Gnénéma Coulibaly : l’ancien ministre ivoirien de la Justice est mort dans la nuit du 21 au 22 octobre 2026 à Abidjan. Magistrat hors hiérarchie, il exerçait encore d’importantes fonctions auprès des plus hautes juridictions nationales.
Décès Gnénéma Coulibaly : la Justice ivoirienne en deuil
Le monde judiciaire ivoirien vient de perdre l’un de ses anciens responsables les plus connus.
Gnénéma Mamadou Coulibaly est décédé dans la nuit du mercredi 21 au jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan. L’information a été rendue publique par le Parquet général près la Cour de cassation et le Conseil d’État.
La note officielle annonçant le décès Gnénéma Coulibaly a été signée par le procureur général, Dr François Komoin.
La cause précise de sa disparition n’a pas été publiquement communiquée. Par conséquent, aucune hypothèse ne doit être avancée à ce sujet.
Abidjan.net a confirmé la disparition, en rappelant les dernières responsabilités exercées par le magistrat.
Décès Gnénéma Coulibaly : ses dernières fonctions judiciaires
Au moment de son décès, Gnénéma Mamadou Coulibaly était magistrat hors hiérarchie.
Il exerçait les fonctions d’avocat général au Parquet général près la Cour de cassation et le Conseil d’État. Il était également chef de la section pénale.
Ces responsabilités le plaçaient au cœur du fonctionnement des plus hautes juridictions ivoiriennes.
L’avocat général participe notamment à l’examen juridique des procédures soumises à la haute juridiction. Il présente les réquisitions et contribue à l’application uniforme des règles de droit.
Gnénéma Coulibaly avait donc poursuivi sa carrière dans la magistrature après son départ du gouvernement.
En octobre 2022, il avait notamment participé à une visite d’études auprès de la Cour de cassation française. Cette mission portait sur la technique de cassation, le rôle de l’avocat général et le fonctionnement des juridictions suprêmes.
Décès Gnénéma Coulibaly : un ancien garde des Sceaux
Gnénéma Mamadou Coulibaly avait été nommé au gouvernement le 22 novembre 2012.
Il avait alors pris la direction du ministère de la Justice, des Droits de l’Homme et des Libertés publiques. Il occupait également les fonctions de garde des Sceaux.
Son arrivée au ministère intervenait après la crise postélectorale de 2010-2011. Le système judiciaire ivoirien se trouvait alors confronté à plusieurs défis institutionnels.
Les priorités concernaient notamment la modernisation de la justice, la protection des droits humains et la restauration de la confiance dans les institutions.
Il avait quitté le gouvernement en janvier 2017. Sansan Kambilé lui avait ensuite succédé à la tête du ministère de la Justice.
Décès Gnénéma Coulibaly : près de cinq années au gouvernement
Durant son passage au gouvernement, Gnénéma Mamadou Coulibaly avait participé à plusieurs réformes judiciaires.
Il s’était notamment intéressé à l’accès des populations vulnérables à la justice. En décembre 2012, son ministère avait signé une convention avec le Barreau de Côte d’Ivoire.
Cette convention portait sur l’assistance judiciaire et juridique accordée aux personnes disposant de faibles ressources.
Le dispositif devait permettre à des justiciables vulnérables de recevoir des conseils et une représentation juridique.
Son ministère avait également travaillé sur l’amélioration du fonctionnement des juridictions et des établissements pénitentiaires.
Toutefois, cette période était aussi marquée par des débats concernant la justice post-crise, les conditions de détention et l’indépendance judiciaire.
Le décès Gnénéma Coulibaly conduit aujourd’hui plusieurs observateurs à revenir sur cette importante étape de son parcours institutionnel.
Une responsabilité exercée au sein de l’OHADA
L’ancien ministre avait également exercé des responsabilités dans le cadre de l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires.
Il avait notamment présidé le Conseil des ministres de l’OHADA pendant son passage au gouvernement.
Cette organisation travaille à l’harmonisation des règles applicables aux entreprises dans ses États membres.
Ses textes concernent notamment le droit des sociétés, les procédures collectives, les garanties et le recouvrement des créances.
La participation de Gnénéma Coulibaly aux activités de l’OHADA avait ainsi donné une dimension régionale à son parcours.
Elle lui avait permis de contribuer aux discussions sur la sécurité juridique et l’amélioration du climat des affaires en Afrique.
Décès Gnénéma Coulibaly : un parcours commencé à Korhogo
Originaire de Korhogo, Gnénéma Mamadou Coulibaly y avait effectué ses études primaires et secondaires.
Après l’obtention de son baccalauréat, il avait poursuivi ses études à l’Université nationale de Côte d’Ivoire.
Il avait ensuite intégré la magistrature avant d’occuper progressivement plusieurs fonctions importantes.
Son parcours l’a conduit des juridictions nationales au gouvernement, puis aux plus hautes instances judiciaires du pays.
Cette trajectoire témoigne d’une longue carrière consacrée au droit et à l’administration de la justice.
Le magistrat avait également acquis une expérience dans les domaines du droit pénal et du droit institutionnel.
Le monde judiciaire attend le programme des obsèques
Au moment de la publication de cet article, le programme officiel des obsèques n’avait pas encore été communiqué.
Les informations concernant la présentation des condoléances, la levée du corps et l’inhumation devraient être annoncées ultérieurement par sa famille ou les institutions judiciaires.
Il convient donc d’attendre ces communications avant de partager un programme sur les réseaux sociaux.
La disparition de l’ancien ministre intervient alors que la justice ivoirienne poursuit plusieurs réformes visant à rapprocher les tribunaux des populations.
Info Côte d’Ivoire avait notamment présenté la première session criminelle organisée au tribunal d’Issia.
Le décès Gnénéma Coulibaly prive ainsi la Côte d’Ivoire d’un ancien membre du gouvernement et d’un magistrat encore en fonction.
Info Côte d’Ivoire présente ses condoléances à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble du corps judiciaire ivoirien.


