L’ancien militaire rwandais Robert Kabera a été retrouvé mort près de Kampala, en Ouganda.
Robert Kabera, ancien militaire rwandais devenu critique de Paul Kagame, a été retrouvé décapité samedi 17 octobre 2026 dans le district de Mpigi, en Ouganda. La police n’a encore identifié aucun suspect ni mobile dans cette affaire.
Le corps a été découvert dans une zone de brousse à Kamengo, près de la capitale Kampala. Des habitants ont alerté les autorités après avoir aperçu la dépouille.
La victime a ensuite été identifiée par des résidents et par son frère. La tête n’avait toujours pas été retrouvée lors des premières communications de la police.
Robert Kabera retrouvé mort dans le district de Mpigi
La découverte a été effectuée dans le secteur de Kamengo, situé dans le district de Mpigi. Cette zone se trouve à l’extérieur de Kampala.
Selon la police ougandaise, le corps présentait les signes d’une décapitation. Les enquêteurs ont immédiatement ouvert une procédure pour homicide.
La surintendante de police Lydia Tumushabe a confirmé l’identification de la victime. Elle a également indiqué que les recherches se poursuivaient pour retrouver la tête.
Aucune arrestation n’avait été annoncée au moment de la rédaction. Les policiers ne disposent pas encore d’éléments suffisants pour déterminer le mobile du crime.
L’Associated Press rapporte que le corps de Robert Kabera a été reconnu par son frère et plusieurs habitants. apnews.com
Qui était Robert Kabera ?
Robert Kabera était un ancien sergent-major de l’armée rwandaise. Il avait également exercé comme musicien au sein de l’orchestre militaire rwandais.
Son parcours artistique l’avait rendu relativement connu dans son pays. Plusieurs années plus tard, il est devenu une personnalité suivie sur les plateformes numériques.
Après son départ du Rwanda en 2020, il s’était installé en Ouganda. Il affirmait avoir fui son pays parce qu’il craignait des persécutions.
Les autorités militaires rwandaises avaient alors présenté une autre version. Elles avaient indiqué qu’il était recherché dans le cadre d’accusations concernant un membre de sa famille.
Ces accusations n’expliquent cependant pas son meurtre. La police ougandaise affirme examiner toutes les informations susceptibles d’éclairer l’enquête.
Robert Kabera animait une chaîne très suivie
En Ouganda, Robert Kabera animait une chaîne YouTube appelée « Major Robert TV ». Celle-ci comptait plus de 140 000 abonnés et plusieurs centaines de vidéos.
Il y commentait régulièrement la politique et la situation au Rwanda. Ses interventions étaient souvent critiques envers le gouvernement du président Paul Kagame.
Cette activité publique lui avait permis de toucher un large public. Elle avait également fait de lui une personnalité controversée auprès de certains internautes rwandais.
Les enquêteurs devront déterminer si ses prises de position présentent un lien avec son assassinat. Pour le moment, aucune preuve ne permet d’établir une telle relation.
Robert Kabera : aucun mobile officiellement établi
La police ougandaise appelle à la prudence. Elle n’a désigné aucun suspect et n’a attribué le meurtre à aucune organisation.
Les enquêteurs examinent le passé militaire de Robert Kabera, ses activités publiques et ses relations personnelles. Ils pourraient aussi analyser ses communications récentes.
Le porte-parole national de la police, Rusoke Kituuma, a confirmé que l’ancien statut militaire de la victime avait été porté à la connaissance des enquêteurs.
Il a néanmoins indiqué que toutes les informations devront être vérifiées. Les policiers cherchent notamment à reconstituer les dernières heures de la victime.
La date exacte du meurtre n’a pas encore été officiellement établie. Seule la découverte du corps, effectuée samedi 17 octobre, a été confirmée.
Les autorités rwandaises n’ont pas encore réagi
Aucune réaction officielle des autorités rwandaises n’avait été communiquée immédiatement après l’annonce du meurtre.
Cette absence de commentaire ne permet pas de tirer une conclusion sur les circonstances du crime. L’enquête relève actuellement des autorités ougandaises.
Le gouvernement rwandais rejette régulièrement les accusations selon lesquelles il ferait poursuivre ses opposants à l’étranger.
De leur côté, certains critiques du président Paul Kagame affirment que les voix dissidentes sont exposées à des pressions importantes.
Cependant, aucun élément communiqué par la police ne relie directement Kigali au meurtre de Robert Kabera. Toute accusation formulée sans preuve serait donc prématurée.
Une enquête sensible pour l’Ouganda et le Rwanda
L’affaire pourrait devenir sensible en raison des relations entre l’Ouganda et le Rwanda. Les deux pays partagent une frontière et entretiennent d’importants échanges économiques.
Leurs rapports ont néanmoins connu plusieurs périodes de tensions. Des accusations d’espionnage et d’ingérence avaient notamment été échangées par le passé.
La présence de ressortissants rwandais exilés en Ouganda constitue également un sujet délicat. Certains sont des opposants politiques, tandis que d’autres ont quitté leur pays pour des raisons personnelles ou professionnelles.
Le meurtre de Robert Kabera pourrait donc attirer l’attention des défenseurs des droits humains. Ceux-ci pourraient demander une enquête indépendante et transparente.
Info Côte d’Ivoire avait déjà abordé la situation des médias et des voix critiques dans son article consacré à la répression des voix dissidentes en Ouganda.
Robert Kabera : les enquêteurs recherchent sa tête
La recherche de la tête constitue l’une des priorités de l’enquête. Sa découverte pourrait fournir des indices importants aux médecins légistes.
Les autorités doivent également déterminer le lieu exact du meurtre. Le corps pourrait avoir été transporté avant d’être abandonné dans la zone de Kamengo.
Les analyses médico-légales permettront d’estimer l’heure du décès. Elles pourraient aussi préciser l’arme utilisée et les circonstances de la décapitation.
Les policiers devront parallèlement recueillir les images de vidéosurveillance disponibles. Les données téléphoniques de la victime pourraient également permettre de retracer ses déplacements.
La famille attend maintenant que les responsables soient identifiés. Elle souhaite également récupérer l’ensemble de la dépouille afin de pouvoir organiser les obsèques.
Le meurtre de Robert Kabera reste donc entouré de nombreuses zones d’ombre. Les prochaines communications de la police ougandaise seront déterminantes pour comprendre ce crime.
Info Côte d’Ivoire suivra l’évolution de l’enquête et les éventuelles réactions des autorités rwandaises.


