La gendarmerie camerounaise enquête sur l’utilisation présumée d’ossements humains dans la fabrication d’une drogue appelée « caillou ».
Ossements humains pour fabriquer une drogue : deux frères ont été arrêtés au Cameroun après avoir prétendument exhumé leur cousin. Selon les enquêteurs, les restes devaient servir à produire une substance artisanale appelée « caillou », vendue sur le marché clandestin.
Ossements humains pour fabriquer une drogue : une arrestation à Yaoundé
L’affaire a été révélée après une intervention de la gendarmerie camerounaise dans le quartier Ngousso, à Yaoundé.
Le 10 octobre 2026, les forces de l’ordre ont été informées qu’un homme transportait un sac contenant des restes humains.
Le suspect aurait cherché à vendre les ossements à un acheteur présenté comme un trafiquant de drogue. Les gendarmes sont intervenus pendant la transaction présumée.
L’homme a été arrêté et le sac a été saisi. L’acheteur présumé aurait toutefois réussi à prendre la fuite.
À l’intérieur du sac, les enquêteurs auraient découvert des fémurs, des tibias, des vertèbres et une partie de bassin.
Ces ossements étaient enveloppés dans des pagnes qui portaient encore des traces de terre.

Ossements humains pour fabriquer une drogue appelée « caillou »
Selon le lieutenant Claude Mboutou Abessolo, chef du bureau des recherches judiciaires, les restes saisis étaient destinés à la fabrication d’une drogue artisanale.
Cette substance est localement appelée « caillou ». Elle serait produite et vendue clandestinement par certains réseaux de trafiquants.
Les enquêteurs affirment que les ossements humains seraient réduits en poudre avant d’être utilisés dans la préparation du produit.
Le gramme de cette drogue se vendrait autour de 5 000 FCFA, selon les informations communiquées par les services d’enquête.
Toutefois, aucune analyse scientifique publiée n’a encore confirmé la composition exacte du produit saisi ou l’utilisation effective de poudre d’os humains.
Cette information doit donc être présentée comme l’hypothèse privilégiée par les enquêteurs camerounais.
Ossements humains pour fabriquer une drogue : le cousin exhumé
Pendant son audition, le premier suspect aurait reconnu avoir agi avec son frère aîné.
Les deux hommes, âgés de 28 et 31 ans, seraient originaires d’un village situé à environ huit kilomètres de Pitoa, dans la région du Nord.
Ils auraient exhumé le corps de leur cousin, mort deux ans auparavant et enterré dans un champ familial.
Les enquêteurs estiment que cette exhumation avait pour objectif de récupérer les os du défunt afin de les vendre à des trafiquants.
Grâce aux renseignements fournis pendant l’audition, la gendarmerie a interpellé le second frère à Pitoa.
Les deux suspects bénéficient néanmoins de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle condamnation définitive.
Ossements humains pour fabriquer une drogue : six millions évoqués
Les deux frères auraient séparé le squelette en plusieurs parties afin de réaliser deux transactions.
Le crâne, les côtes et d’autres os de la partie supérieure auraient déjà été vendus à Garoua pour trois millions de FCFA.
La partie inférieure devait être écoulée à Yaoundé pour un montant équivalent.
Au total, les suspects auraient espéré obtenir six millions de FCFA grâce à la vente des restes de leur cousin.
Ces montants reposent actuellement sur les déclarations attribuées aux suspects et sur les premiers éléments présentés par les enquêteurs.
La première transaction n’a pas encore été confirmée par une décision judiciaire. Les personnes qui auraient acheté les premiers ossements restent également à identifier.
Ossements humains pour fabriquer une drogue : un réseau recherché
L’enquête ne se limite désormais plus aux deux frères interpellés.
Les gendarmes recherchent l’homme qui aurait tenté d’acheter les ossements à Yaoundé. Son identification pourrait permettre de remonter jusqu’aux fabricants et aux distributeurs de la drogue appelée « caillou ».
Les enquêteurs doivent également retrouver les restes qui auraient déjà été vendus à Garoua.
Selon Cameroon Tribune, l’acheteur présumé a pris la fuite au moment de l’intervention menée dans le quartier Ngousso.
Les services compétents cherchent maintenant à déterminer si d’autres corps ont été exhumés pour approvisionner le même circuit.
L’existence d’un réseau organisé n’a toutefois pas encore été formellement établie par la justice.
Ossements humains pour fabriquer une drogue : des analyses nécessaires
Les ossements saisis pourraient être soumis à des examens médico-légaux.
Ces analyses doivent confirmer qu’ils appartiennent bien au cousin mentionné pendant les auditions.
Elles pourraient également permettre de déterminer les conditions de l’exhumation et de vérifier si certaines parties du squelette ont effectivement été prélevées.
Des analyses toxicologiques seraient aussi nécessaires pour vérifier l’utilisation présumée de poudre d’os dans la fabrication de la drogue.
Sans ces résultats, il demeure impossible d’affirmer scientifiquement que cette substance contient réellement des restes humains.
La communication des conclusions des experts permettra donc de distinguer les faits établis des déclarations recueillies pendant l’enquête.
Ossements humains pour fabriquer une drogue : les suspects devant la justice
Les deux frères devraient être présentés devant le Tribunal de grande instance de la Bénoué, à Garoua.
Les magistrats devront déterminer les infractions susceptibles d’être retenues.
La profanation de sépulture, la détention de restes humains et leur commercialisation présumée pourraient faire partie des faits examinés.
La justice devra aussi établir les responsabilités individuelles des suspects et leur éventuelle participation à un réseau de trafic de drogue.
L’acheteur présumé et les bénéficiaires de la première vente demeurent recherchés.
Cette affaire rappelle l’importance de la prudence dans le traitement médiatique des procédures criminelles. Les déclarations des enquêteurs doivent être distinguées des faits définitivement établis par un tribunal.
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Info Côte d’Ivoire suivra les résultats des expertises et les éventuelles poursuites judiciaires dans cette affaire.


