Des éléments de la Police et de la Gendarmerie mobilisés dans le cadre de l’Opération Épervier Spécial.
L’Opération Épervier Spécial affiche un bilan spectaculaire après ses premiers jours à Bouaké, Daloa et Korhogo. Au total, 196 individus ont été interpellés et près de 183 tonnes de médicaments falsifiés ont été saisies.
Le bilan a été présenté le jeudi 17 septembre 2026 par le Conseil national de sécurité. Il couvre les opérations conduites du 7 au 16 septembre dans les trois grandes villes de l’intérieur du pays.
En outre, les forces engagées ont détruit 56 fumoirs. Elles ont également interpellé 180 enfants en conflit avec la loi et saisi plus de 3 500 engins.
Selon les autorités, ces premiers résultats traduisent une intensification de la lutte contre les trafics illicites. L’opération cible également la drogue et plusieurs formes d’incivisme routier.
Opération Épervier Spécial : un dispositif de 1 320 agents
Lancée le 7 septembre 2026, l’Opération Épervier Spécial doit se poursuivre pendant 90 jours. Elle mobilise 1 320 éléments de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale.
Le dispositif est déployé à Bouaké, Daloa et Korhogo. Ces trois villes constituent des pôles économiques majeurs et des carrefours stratégiques du territoire ivoirien.
Ainsi, les équipes interviennent simultanément sur plusieurs fronts. Elles recherchent les réseaux de médicaments falsifiés, les points de vente de stupéfiants et les auteurs d’infractions routières.
Cette mobilisation permet également de renforcer la présence des forces de sécurité dans les quartiers sensibles. Par conséquent, les contrôles, les patrouilles et les opérations de terrain ont été multipliés.
D’après le bilan relayé par l’Agence ivoirienne de presse, l’intervention a rapidement produit des résultats importants.
Opération Épervier Spécial : 183 tonnes de médicaments saisies
La saisie de près de 183 tonnes de médicaments de qualité inférieure et falsifiés constitue l’un des principaux résultats annoncés.
Ces produits comprennent également des médicaments détournés des circuits légaux. Leur vente représente un danger majeur pour la santé publique.
En effet, les médicaments falsifiés peuvent contenir des substances inadaptées. Leur dosage peut aussi être insuffisant, excessif ou totalement différent de celui annoncé.
De ce fait, les consommateurs s’exposent à des complications graves. Ils risquent également de retarder une prise en charge médicale adaptée.
L’Opération Épervier Spécial cherche donc à identifier les vendeurs, les stocks et les circuits d’approvisionnement. Elle vise aussi à démanteler durablement les réseaux organisés autour de ce commerce.
56 fumoirs détruits sans recolonisation
Le bilan fait également état de la destruction de 56 fumoirs. Selon le Conseil national de sécurité, ces sites n’auraient pas été recolonisés pendant la période évaluée.
Les fumoirs sont souvent considérés comme des points de consommation et de vente de stupéfiants. Ils peuvent également favoriser d’autres activités criminelles.
Ainsi, leur démantèlement constitue un autre volet de l’Opération Épervier Spécial. Toutefois, les autorités souhaitent également empêcher leur réinstallation après le départ des unités.
Cette volonté explique le renforcement des patrouilles et de la surveillance. La coopération des populations reste, par ailleurs, essentielle pour signaler les nouveaux points suspects.
Opération Épervier Spécial : le sort des 196 suspects
Au total, 196 individus ont été interpellés durant la période du 7 au 16 septembre. Ils sont notamment soupçonnés d’incitation à la violence ou de trafic de médicaments falsifiés et de stupéfiants.
Les personnes concernées ont été conduites devant les parquets compétents, selon le bilan communiqué. Il appartiendra donc à la justice de déterminer les responsabilités individuelles.
Une interpellation ne constitue pas, à elle seule, une condamnation. Les personnes mises en cause restent présumées innocentes tant qu’une décision judiciaire définitive n’a pas été rendue.
Ce volet judiciaire doit permettre de prolonger les actions menées sur le terrain. En effet, l’Opération Épervier Spécial ne se limite pas aux saisies et aux contrôles ponctuels.
Elle cherche également à atteindre les organisateurs et les bénéficiaires des trafics. Par conséquent, les investigations pourraient se poursuivre au-delà des premières interpellations.
180 enfants en conflit avec la loi pris en charge
Les forces de sécurité ont également interpellé 180 enfants en conflit avec la loi. Leur situation appelle cependant un traitement particulier, compte tenu de leur âge.
Ces mineurs ont été confiés à la Cellule de coordination, de suivi et de réinsertion. Cette structure doit assurer leur prise en charge et favoriser leur réinsertion sociale.
Ainsi, la réponse annoncée ne repose pas uniquement sur la répression. Elle comprend également un accompagnement adapté à la protection des enfants.
Cette dimension représente un enjeu important de l’Opération Épervier Spécial. Elle soulève notamment la question du recrutement des mineurs par les réseaux de drogue et de trafics illicites.
Plus de 3 500 motos et véhicules saisis
Plus de 3 500 engins ont aussi été saisis au cours des contrôles. Il s’agit principalement de motos concernées par le non-port du casque ou l’absence de plaques d’immatriculation.
L’incivisme routier figure parmi les priorités de l’Opération Épervier Spécial. Les autorités entendent ainsi réduire les comportements dangereux et faciliter l’identification des engins.
En effet, l’absence de plaque peut compliquer les enquêtes après un accident ou une infraction. De même, le non-port du casque augmente considérablement les risques de blessures graves.
Les usagers sont donc invités à respecter les obligations administratives et les règles de sécurité. Les contrôles devraient se poursuivre pendant toute la durée de l’opération.
Une opération appelée à durer 90 jours
Le Conseil national de sécurité juge ces premiers résultats encourageants. Le président Alassane Ouattara a félicité les responsables gouvernementaux ainsi que les forces mobilisées.
Il les a également invités à maintenir cette dynamique jusqu’à la fin du dispositif. L’Opération Épervier Spécial doit, en effet, durer trois mois.
Les prochaines semaines permettront de mesurer son impact durable sur les trafics et la sécurité urbaine. Elles permettront aussi d’évaluer la capacité des forces à empêcher le retour des fumoirs démantelés.
Pour les habitants de Bouaké, Daloa et Korhogo, cette opération pourrait se traduire par une présence sécuritaire renforcée. Toutefois, son efficacité dépendra aussi du respect des procédures et des droits des personnes contrôlées.
Info Côte d’Ivoire continuera de suivre l’évolution de cette opération et la publication de ses prochains bilans.
196 individus interpellés et présentés aux parquets compétents.
Près de 183 tonnes de médicaments falsifiés ou détournés saisies.
56 fumoirs détruits et surveillés contre toute recolonisation.
180 enfants en conflit avec la loi confiés à une structure de prise en charge.
Plus de 3 500 engins saisis lors des contrôles routiers.
1 320 policiers et gendarmes mobilisés pendant 90 jours.


