Par la rédaction d’Info Côte d’Ivoire
Libreville – Le chef de l’État gabonais choisit la carte de la transparence et de l’autocritique. Le président de la République gabonaise, le Général Brice Clotaire Oligui Nguema, a publiquement invité ses compatriotes à adopter une posture de vigilance critique vis-à-vis de sa gouvernance. Loin de vouloir se contenter des louanges de la population, le dirigeant de la transition gabonaise exhorte les citoyens à lui signaler directement et sans détour ses propres erreurs de gestion.
Une rupture managériale affichée au sommet de l’État
« Il faut aussi me dire quand je fais mal, pour que je puisse me corriger. »
C’est par ces mots forts que le président Brice Clotaire Oligui Nguema a interpellé les citoyens gabonais. Cette démarche tranche radicalement avec les us et coutumes politiques de la région, où l’exercice du pouvoir est rarement associé à l’invitation publique à la critique.
Pour le chef de l’État, l’adhésion populaire ne doit pas se transformer en un chèque en blanc ou en un concert d’applaudissements systématiques. L’objectif affiché est d’instaurer un canal de communication direct et honnête entre le sommet de l’État et la base populaire pour garantir la réussite de la transition en cours au Gabon.
La quête de légitimité à l’épreuve des faits.

Depuis son arrivée au pouvoir, le Général Oligui Nguema multiplie les gestes d’ouverture et les déclarations chocs pour marquer la rupture avec le régime déchu. En demandant aux Gabonais de jouer le rôle de garde-fou, le président de la transition cherche à consolider sa confiance auprès de la société civile et des acteurs politiques nationaux.
Toutefois, cette invitation au dialogue et à la contestation constructive place désormais le pouvoir de Libreville sous le feu des projecteurs. Les observateurs de la scène politique africaine attendent de voir comment la présidence gabonaise réagira concrètement lorsque les populations et les opposants listeront de manière effective les manquements du gouvernement.
Pour Info Côte d'Ivoire, l'évolution de cette nouvelle dynamique politique au Gabon reste à suivre de très près.


