Plus de 700 femmes ont bénéficié d’un dépistage contre les cancers du sein et du col de l’utérus à Séguéla.
Plus de 700 femmes dépistées ont bénéficié d’examens contre les cancers du sein et du col de l’utérus dans le district sanitaire de Séguéla. Le bilan a été présenté samedi 31 octobre 2026, lors de la cérémonie de clôture de la campagne Octobre Rose.
La cérémonie s’est déroulée au centre de santé urbain Dominique Ouattara. Elle a été marquée par une marche rose, une séance de fitness, un don de sang et des consultations médicales.
700 femmes dépistées dans le district sanitaire de Séguéla
Les activités de dépistage ont été organisées pendant tout le mois d’octobre dans plusieurs structures sanitaires du district de Séguéla.
Les centres de santé ruraux de Worofla et de Tiemassoba ont notamment participé à la campagne.
Cette organisation a permis de rapprocher les examens médicaux des femmes vivant dans les zones éloignées du centre-ville.

Le directeur départemental de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle, Dr Zoni Kouapeu Patrice, a présenté le bilan de la campagne.
Il a rappelé que le dépistage précoce permet d’améliorer les possibilités de prise en charge des patientes.
La campagne a ainsi permis à 700 femmes dépistées de bénéficier d’une première évaluation médicale.
700 femmes dépistées contre le cancer du sein
Le cancer du sein figurait parmi les principales maladies ciblées par la campagne Octobre Rose.
Les participantes ont été sensibilisées à l’importance de consulter régulièrement et de surveiller toute modification inhabituelle au niveau des seins.
Le directeur départemental de la Santé a également invité les femmes à pratiquer l’autopalpation et à se rendre dans un centre de santé en cas de doute.
L’autopalpation permet de mieux connaître son corps. Toutefois, elle ne remplace pas les consultations ni les examens réalisés par des professionnels de santé.
Les résultats d’un dépistage doivent être interprétés par le personnel médical. Les femmes présentant une anomalie peuvent ensuite être orientées vers une prise en charge adaptée.
700 femmes dépistées et sensibilisées à la prévention
La campagne ne s’est pas limitée aux examens médicaux.
Des séances d’information ont permis d’expliquer aux participantes les risques liés aux cancers féminins et l’importance d’un suivi régulier.
Les messages de prévention ont également insisté sur la nécessité de ne pas attendre l’apparition de symptômes graves avant de consulter.
Une précédente initiative avait permis à 250 femmes de bénéficier d’un dépistage à Abidjan. Ces actions montrent l’importance des campagnes organisées directement dans les quartiers et les régions.
700 femmes dépistées contre le cancer du col de l’utérus
La campagne de Séguéla concernait également le cancer du col de l’utérus.
Cette maladie peut être liée à une infection persistante par le papillomavirus humain, également appelé HPV.
Les professionnels de santé ont donc profité de la campagne pour informer les familles sur la vaccination contre le HPV.
Le gynécologue-obstétricien Dr Coulibaly Karna a insisté sur l’importance de vacciner les jeunes filles dès l’âge de neuf ans.
Selon lui, cette vaccination permet de les protéger contre les conséquences du virus à l’âge adulte.
Les familles sont invitées à se rapprocher des structures sanitaires afin d’obtenir des informations précises sur la vaccination et le suivi médical.
700 femmes dépistées grâce à plusieurs activités de santé
La cérémonie de clôture a associé plusieurs activités destinées à promouvoir la santé et la prévention.
Une marche rose de quatre kilomètres a été organisée dans la ville de Séguéla.
Une séance de fitness a également permis de promouvoir l’activité physique et les bonnes habitudes de vie.
Les participantes ont aussi pris part à une opération de don de sang.
Ces différentes activités ont créé un cadre de mobilisation autour de la santé des femmes.
Elles ont également permis d’associer la prévention médicale à la solidarité et à la participation communautaire.
700 femmes dépistées : le témoignage d’une participante
La campagne a aussi été marquée par le témoignage de Bakayoko Hadja Toumoutou Aminata.
Cette participante a expliqué avoir perdu une nièce des suites d’un cancer du sein.
Venue avec ses petits-enfants, elle a encouragé les femmes et les jeunes filles de Séguéla à participer aux campagnes de dépistage sans crainte.
Son témoignage rappelle que le cancer du sein touche de nombreuses familles et que la prévention doit concerner toutes les générations.
Les femmes sont donc invitées à rechercher des informations fiables et à consulter les services de santé disponibles dans leur région.
700 femmes dépistées : la prévention doit continuer
La campagne Octobre Rose prend officiellement fin, mais les actions de prévention doivent se poursuivre pendant toute l’année.
Les femmes doivent pouvoir accéder régulièrement à des consultations et à des examens adaptés.
Les centres de santé jouent un rôle essentiel dans l’orientation des patientes et la détection des anomalies.
Le Ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant rappelle que la prévention, la consultation et le dépistage sont des moyens importants pour lutter contre les cancers féminins.
Le gouvernement ivoirien a également souligné que le dépistage précoce reste un défi majeur dans la lutte contre le cancer du sein.
700 femmes dépistées : un exemple pour les autres régions
L’expérience de Séguéla montre l’importance des campagnes sanitaires organisées dans les villes de l’intérieur du pays.
Les opérations de proximité permettent de toucher des femmes qui rencontrent parfois des difficultés pour se déplacer vers les grands centres hospitaliers.
Elles favorisent également le dialogue entre les professionnels de santé et les communautés.
La mobilisation des autorités locales, des agents de santé, des associations et des populations reste donc indispensable.
D’autres campagnes pourraient être organisées à Séguéla et dans les localités voisines afin de maintenir la sensibilisation.
700 femmes dépistées : un appel à la vigilance
Le dépistage ne doit pas être réservé au mois d’octobre.
Les femmes sont encouragées à se renseigner auprès des centres de santé et à suivre les recommandations des professionnels.
En cas de signe inhabituel, il est important de consulter rapidement et d’éviter l’automédication.
La présence d’une anomalie ne signifie pas automatiquement qu’il s’agit d’un cancer. Seul un professionnel de santé peut établir un diagnostic.
La campagne de Séguéla aura permis de rappeler que la prévention et l’information peuvent contribuer à sauver des vies.


