Les étudiants ajournés de l'INJS réclament une solution et leur affectation à la fonction publique.
Les étudiants ajournés de l’INJS manifestent pour réclamer une solution à leur situation et leur affectation à la fonction publique. Ils contestent les résultats des examens d’État de la session 2026 et demandent aux autorités d’examiner leurs dossiers.
La mobilisation intervient après la publication des résultats de l’année universitaire 2025-2026 de l’Institut national de la jeunesse et des sports, situé à Marcory, à Abidjan.
L’INJS forme notamment des cadres dans les domaines de la jeunesse, des sports et de l’éducation. La situation des étudiants intervient dans un contexte où les questions liées à l’emploi des jeunes et à leur intégration dans la fonction publique suscitent de nombreuses attentes.
Étudiants ajournés de l’INJS : une contestation après les résultats
Selon les explications rapportées par Le Méridien, 3 405 étudiants étaient concernés par les examens d’État de la session 2026.
Parmi eux, 2 462 ont été déclarés admis, soit un taux de réussite de 72,30 %. En revanche, 943 étudiants ont été ajournés, ce qui représente 27,70 % de l’effectif.
Ces résultats ont provoqué des réactions au sein de l’établissement. Certains étudiants contestent les conditions dans lesquelles les évaluations ont été réalisées et demandent des explications sur les critères retenus par le jury.
De leur côté, les représentants des étudiants estiment que le nombre de personnes concernées par la situation serait plus élevé que les chiffres communiqués par la Direction générale. Cette divergence alimente les interrogations et renforce la demande de transparence.
Étudiants ajournés de l’INJS : une demande d’affectation à la fonction publique
La principale revendication des étudiants porte sur leur affectation à la fonction publique.
Les étudiants concernés estiment que leur formation à l’INJS devait leur ouvrir des perspectives professionnelles dans les secteurs de l’éducation, de la jeunesse et des sports. Ils souhaitent donc que leur parcours soit pris en compte par les autorités.

Ils demandent notamment le réexamen de leurs dossiers et l’étude d’une mesure pouvant leur permettre d’intégrer l’administration publique.
Cette demande intervient alors que plusieurs familles ivoiriennes expriment également des inquiétudes sur l’avenir scolaire et professionnel de leurs enfants. Info Côte d’Ivoire avait récemment consacré un article aux préinscriptions universitaires en Côte d’Ivoire, un autre dossier révélateur des difficultés rencontrées par certains jeunes.
Toutefois, l’affectation à la fonction publique est soumise à une procédure administrative. Elle ne peut pas être automatique pour les étudiants qui n’ont pas été déclarés admis.
Étudiants ajournés de l’INJS : la Direction générale défend le processus d’évaluation
Face aux contestations, la Direction générale de l’INJS a organisé une rencontre avec les médias en septembre 2026.
Le directeur général, Habib Sanogo, a expliqué que les résultats ne seraient pas issus d’une décision arbitraire de l’administration. Selon la Direction générale, les examens ont été organisés dans un cadre académique encadré.
Le jury chargé des délibérations comprenait des représentants de dix ministères. Les résultats auraient été établis sur la base des enseignements dispensés et des règles de validation applicables aux différentes formations.
La Direction générale affirme également avoir reçu une délégation d’étudiants et avoir autorisé la consultation de leurs notes et de leurs copies. Cette démarche devait permettre aux candidats de mieux comprendre les raisons de leur ajournement.
Selon l’administration, aucun élément démontrant une irrégularité générale n’aurait été établi à la suite de cette consultation. L’INJS appelle donc les étudiants à la retenue et à la responsabilité.
Étudiants ajournés de l’INJS : plusieurs recours déjà engagés
Malgré les explications fournies par l’administration, les étudiants poursuivent leurs démarches.
Certains auraient saisi le ministère chargé des Sports, des membres du gouvernement ainsi que le Médiateur de la République. Ils souhaitent que leur situation soit examinée au plus haut niveau.
Les étudiants demandent également un dialogue avec les responsables de l’INJS et les autorités publiques. Ils estiment qu’une rencontre pourrait permettre de clarifier les conditions des examens et d’étudier les solutions possibles.
La contestation reste donc liée à deux questions principales : la transparence du processus d’évaluation et l’avenir professionnel des étudiants ajournés.
Étudiants ajournés de l’INJS : que prévoit la procédure d’affectation ?
Le ministère de la Fonction publique indique que l’affectation des admis se déroule en plusieurs étapes.
Les dossiers sont d’abord réceptionnés et contrôlés. Ils sont ensuite répartis par emploi et par ministère avant d’être soumis aux structures compétentes.
Les affectations sont finalement publiées sur la plateforme officielle. Les candidats peuvent consulter leur situation à partir de leur numéro de candidat, de leur matricule ou de leur numéro de composition.
Dans ce contexte, les étudiants ajournés ne peuvent pas être affectés selon la procédure réservée aux candidats déclarés admis. Une mesure en leur faveur nécessiterait donc une décision spéciale des autorités compétentes.
La situation pourrait être examinée à travers une nouvelle session, une procédure de recours ou un dispositif exceptionnel. Pour le moment, aucune décision officielle annonçant l’affectation collective des étudiants ajournés n’a été rendue publique.
Étudiants ajournés de l’INJS : les autorités appelées à privilégier le dialogue
Les étudiants souhaitent désormais obtenir une réponse claire des autorités. Ils demandent que leur situation soit examinée en tenant compte de leur formation, de leurs années d’études et des besoins de l’administration publique.
La Direction générale de l’INJS rappelle, pour sa part, qu’un ajournement ne signifie pas nécessairement la fin du parcours d’un étudiant. Elle évoque la possibilité de se réinscrire et de se préparer à une nouvelle session.
Le dossier reste donc ouvert. Une solution durable nécessiterait la participation du ministère des Sports, du ministère de la Fonction publique, de la Direction générale de l’INJS et des représentants des étudiants.
Les prochaines communications officielles permettront de savoir si une mesure sera prise en faveur des étudiants concernés. Les informations institutionnelles peuvent être suivies auprès de l’Agence ivoirienne de presse.
À ce stade, le dialogue demeure la principale voie pour rechercher une solution équilibrée entre les étudiants, l’INJS et les autorités publiques.


