L’or à Boundiali pourrait devenir l’un des principaux projets miniers de Côte d’Ivoire. La société australienne Aurum Resources affirme avoir identifié environ 115 tonnes d’or après deux années d’exploration.
L’entreprise estime que le potentiel global de la zone pourrait atteindre 200 tonnes. Cette projection devra toutefois être confirmée par la poursuite des études et des opérations de forage.
Le projet concerne les départements de Boundiali et de Kouto, dans le nord du pays. Ses perspectives ont été présentées au Premier ministre Robert Beugré Mambé le jeudi 8 octobre 2026 à Abidjan.
Or à Boundiali : 115 tonnes déjà identifiées
Les premières estimations communiquées par Aurum Resources font état d’environ 115 tonnes d’or à Boundiali et dans les zones couvertes par son projet.
Selon l’entreprise, cette estimation ne concerne qu’une partie du périmètre disponible. La poursuite des explorations pourrait donc faire progresser les ressources identifiées vers un potentiel de 200 tonnes.
Il est toutefois important de distinguer une ressource estimée d’une quantité effectivement extraite. L’or annoncé se trouve encore dans le sous-sol et ne constitue pas une production déjà disponible.
Avant l’exploitation, l’entreprise doit terminer les études techniques et économiques. Elle doit également obtenir les autorisations nécessaires et confirmer la viabilité du projet.
Un investissement annoncé de 500 millions de dollars
Le développement du projet d’or à Boundiali pourrait nécessiter un investissement d’environ 500 millions de dollars. Cette somme représente plus de 290 milliards de FCFA, selon le taux de conversion utilisé.
Cet investissement devrait financer la construction de la mine, des installations de traitement et des infrastructures nécessaires au fonctionnement du site.
La société devra également aménager les voies d’accès, les réseaux énergétiques et les espaces de stockage. Des équipements destinés à la sécurité et à la protection de l’environnement seront aussi indispensables.
Le montant réellement engagé pourra toutefois évoluer. Il dépendra des résultats des études définitives, des autorisations et des décisions d’investissement de la compagnie.
Or à Boundiali : 4 200 emplois annoncés pendant la construction
Le projet d’or à Boundiali pourrait générer environ 4 200 emplois directs et indirects pendant sa phase de construction.
Cette estimation comprend les postes créés sur le chantier ainsi que certaines activités développées autour du projet. Le transport, la restauration, la maintenance et la fourniture de biens pourraient notamment être concernés.
Lorsque la mine entrera en production, environ 2 200 emplois pourraient être mobilisés. Ces chiffres restent néanmoins des prévisions communiquées avant le démarrage effectif des opérations.
La priorité accordée aux travailleurs locaux sera particulièrement observée. Les populations de Boundiali et de Kouto attendront également des formations leur permettant d’accéder aux emplois qualifiés.
Selon l’Agence Ecofin, la construction de la future mine pourrait commencer avant la phase de production annoncée pour 2028.
Une première production envisagée en 2028
Aurum Resources envisage une première production d’or à Boundiali en 2028. Avant cette échéance, plusieurs étapes devront être franchies.
L’entreprise poursuit notamment son étude de faisabilité définitive. Ce document doit préciser les conditions techniques, financières et opérationnelles du projet.
La construction des installations minières doit ensuite être réalisée. Une usine de traitement sera nécessaire pour séparer l’or du minerai extrait.
Par conséquent, le calendrier annoncé peut encore évoluer. Les délais administratifs, les résultats des études ou les conditions économiques peuvent modifier la date de lancement.
Il convient donc de présenter 2028 comme un objectif et non comme une date définitivement garantie.
Or à Boundiali : des recettes attendues pour l’État
Le développement de l’or à Boundiali pourrait générer des recettes pour l’État ivoirien. Celles-ci pourraient provenir des impôts, des taxes, des redevances minières et des autres contributions prévues par la réglementation.
Selon les projections communiquées autour du projet, les recettes destinées à l’État pourraient atteindre environ 865 milliards de FCFA sur onze années d’exploitation.
Cette estimation dépendra toutefois du niveau réel de production, du prix de l’or et des coûts de fonctionnement. Elle ne constitue donc pas une recette déjà acquise.
La transparence dans la gestion des revenus sera essentielle. Les populations attendront également que l’activité minière contribue au développement des localités concernées.
Les attentes des populations de Boundiali et de Kouto
L’exploitation de l’or à Boundiali peut produire des retombées économiques importantes. Cependant, elle soulève aussi des attentes sociales et environnementales.
Les communautés locales souhaiteront bénéficier d’emplois, de formations et d’investissements communautaires. Les infrastructures routières, l’eau potable, l’électricité, les écoles et les centres de santé figurent généralement parmi les besoins prioritaires.
La question de l’indemnisation des propriétaires et des exploitants agricoles devra être traitée avec transparence. Les procédures foncières doivent respecter les droits des personnes affectées par le projet.
Une communication régulière entre l’entreprise, l’administration et les populations peut réduire les tensions. Elle permet également de mieux expliquer les différentes étapes du développement minier.
Une exploitation industrielle différente de l’orpaillage clandestin
Le projet industriel d’or à Boundiali ne doit pas être confondu avec l’orpaillage clandestin. Une mine industrielle est soumise à des permis, à des contrôles et à des obligations environnementales.
Elle doit notamment réaliser des études d’impact et prévoir un plan de gestion des risques. La restauration des zones exploitées doit également être anticipée.
Néanmoins, l’exploitation industrielle peut elle aussi avoir des effets sur les sols, l’eau et la biodiversité. La surveillance des engagements environnementaux restera donc indispensable.
Retrouvez également notre article consacré à l’orpaillage illégal en Côte d’Ivoire et à ses conséquences environnementales.
Or à Boundiali : un potentiel encore à confirmer
Le projet d’or à Boundiali pourrait renforcer la place de la Côte d’Ivoire parmi les producteurs aurifères africains. Les 115 tonnes annoncées représentent déjà une ressource importante.
Toutefois, le potentiel de 200 tonnes reste une projection liée aux futures explorations. Les études devront confirmer la quantité récupérable et la rentabilité de son extraction.
Le gouvernement ivoirien a encouragé Aurum Resources à accélérer le processus de développement. De son côté, l’entreprise présente le projet comme une future mine d’envergure.
Les prochaines décisions porteront notamment sur les autorisations, le financement et le démarrage de la construction. Elles permettront de mieux apprécier la faisabilité du calendrier annoncé.
Info Côte d’Ivoire suivra l’évolution du projet, ses conséquences économiques et les engagements pris en faveur des populations locales.


