Au moins 139 personnes ont péri dans le naufrage d’une embarcation transportant plus de 300 migrants au large de Djibouti.
Le naufrage de migrants à Djibouti a fait au moins 139 morts, dont des enfants, selon un bilan communiqué dimanche 11 octobre 2026 par l’Organisation internationale pour les migrations. L’embarcation transportait plus de 300 personnes lorsqu’elle a chaviré près des côtes djiboutiennes.
Plus de 80 survivants ont été secourus. Cependant, au moins 84 personnes restaient portées disparues au moment de la publication de ce premier bilan.
Les recherches se poursuivent avec l’appui des autorités locales. Ce drame figure déjà parmi les naufrages les plus meurtriers enregistrés sur la route migratoire entre la Corne de l’Afrique et la péninsule Arabique.
Naufrage de migrants à Djibouti : un bilan humain dramatique
L’embarcation avait quitté les côtes de Djibouti dans la soirée du jeudi 8 octobre. Elle devait transporter les passagers vers le Yémen en traversant le golfe d’Aden.
Toutefois, le bateau a chaviré peu après son départ. Selon les premières informations recueillies par l’OIM, la surcharge de l’embarcation pourrait avoir joué un rôle majeur dans le drame.
Le bilan officiel du naufrage de migrants à Djibouti comprend uniquement les corps retrouvés et vérifiés par les autorités. D’autres victimes auraient été enterrées directement par des migrants.
Ces décès ne pourront être ajoutés au bilan officiel qu’après leur vérification. Par conséquent, le nombre réel de victimes pourrait être plus élevé.
Parmi les personnes décédées figurent des enfants. Leur nombre exact n’a toutefois pas été officiellement précisé par l’OIM dans son premier bilan.
Plus de 80 survivants secourus après le naufrage
Les secours ont retrouvé plus de 80 survivants. Les personnes secourues seraient toutes de nationalité éthiopienne, selon les informations disponibles.
Elles bénéficient d’une assistance médicale et psychologique. Certaines ont également besoin d’un hébergement, de nourriture et de vêtements.
Les survivants du naufrage de migrants à Djibouti pourraient aider les autorités à comprendre les circonstances du départ et du chavirement.
Leurs témoignages permettront notamment de préciser le nombre de passagers présents à bord. Ils pourraient également fournir des renseignements sur les organisateurs de la traversée.
Les équipes humanitaires accordent une attention particulière aux enfants et aux personnes vulnérables. Plusieurs survivants pourraient avoir perdu des membres de leur famille pendant le naufrage.
Naufrage de migrants à Djibouti : 84 personnes recherchées
Au moins 84 passagers restaient portés disparus dimanche. Les opérations de recherche se poursuivent le long du littoral et dans les eaux proches du lieu du naufrage.
Les autorités djiboutiennes doivent toutefois faire face à une opération particulièrement difficile. Les courants marins peuvent rapidement éloigner les victimes du lieu de l’accident.
Le délai écoulé réduit également les chances de retrouver de nouveaux survivants. Malgré cela, les équipes continuent de parcourir la zone.
L’Organisation internationale pour les migrations apporte son soutien aux opérations. Elle assiste également les autorités dans l’identification et la prise en charge des victimes.
Les familles des personnes disparues attendent désormais des informations. Cependant, l’absence de documents d’identité peut compliquer les procédures d’identification.
Une embarcation transportant plus de 300 personnes
Selon l’Associated Press, plus de 300 migrants se trouvaient à bord de l’embarcation.
Le bateau aurait sombré peu après son départ, près de la côte. Sa surcharge apparaît comme l’une des principales explications envisagées.
Néanmoins, une enquête devra établir les circonstances exactes du naufrage de migrants à Djibouti. Elle devra notamment déterminer l’état de l’embarcation et les conditions météorologiques.
Les autorités pourraient aussi rechercher les passeurs responsables de l’organisation de la traversée. Ces réseaux utilisent fréquemment des bateaux inadaptés au transport d’un nombre important de passagers.
Les migrants disposent rarement de gilets de sauvetage. Ils sont également exposés au manque d’eau, à la chaleur, aux violences et aux extorsions.
Pourquoi ces migrants tentaient-ils de rejoindre le Yémen ?
La majorité des personnes empruntant cette route viennent d’Éthiopie et de Somalie. Elles traversent Djibouti avant de tenter de rejoindre le Yémen.
Malgré la guerre et l’insécurité au Yémen, beaucoup espèrent poursuivre leur voyage vers l’Arabie saoudite et les autres pays du Golfe.
Ils recherchent principalement du travail et de meilleures conditions de vie. La pauvreté, le chômage, les conflits et les conséquences du changement climatique contribuent également aux départs.
Le naufrage de migrants à Djibouti illustre donc un parcours migratoire particulièrement dangereux. Les voyageurs doivent traverser des zones désertiques avant d’affronter la mer.
Ceux qui atteignent le Yémen restent exposés à la détention, aux violences, au trafic humain et à l’exploitation. Certains se retrouvent bloqués sans possibilité de poursuivre leur voyage ou de retourner dans leur pays.
La route orientale, l’un des parcours migratoires les plus dangereux
La route reliant la Corne de l’Afrique à la péninsule Arabique est appelée la « route orientale ». Elle traverse notamment l’Éthiopie, Djibouti, la Somalie et le Yémen.
Des dizaines de milliers de personnes empruntent cet itinéraire chaque année. Pourtant, les moyens de recherche et de sauvetage demeurent insuffisants face à l’ampleur des déplacements.
En 2025, plus de 900 migrants sont morts ou ont disparu sur cette route, selon les données de l’OIM. Le nombre réel pourrait être plus élevé.
La collecte des informations reste difficile. De nombreux décès surviennent dans des zones isolées ou ne sont jamais officiellement signalés.
L’OIM considère donc ses statistiques comme des estimations minimales. Derrière chaque personne disparue se trouve une famille qui attend parfois plusieurs années sans obtenir de réponse.
Le naufrage de migrants à Djibouti relance l’appel de l’OIM
Après le naufrage de migrants à Djibouti, l’OIM a renouvelé son appel en faveur de voies migratoires sûres et régulières.
L’organisation demande également davantage de financements pour les opérations de secours. Elle souhaite renforcer les centres d’accueil et l’assistance aux personnes vulnérables.
La prévention doit aussi passer par une lutte renforcée contre les réseaux de passeurs. Ces groupes profitent de la détresse économique et du manque de perspectives des candidats au départ.
Toutefois, les opérations policières ne suffiront pas à supprimer les migrations dangereuses. Les causes profondes des départs doivent également être prises en compte.
La création d’emplois, la stabilité politique et l’amélioration des conditions de vie peuvent contribuer à limiter les départs forcés ou irréguliers.
Une nouvelle tragédie après plusieurs naufrages en 2026
Djibouti avait déjà connu un naufrage meurtrier en mars 2026. Au moins neuf personnes étaient mortes et 45 autres avaient été portées disparues.
Cette succession d’accidents démontre la persistance des risques. Elle révèle également la vulnérabilité des migrants face aux passeurs.
D’autres routes africaines connaissent des drames similaires. En juillet, Info Côte d’Ivoire avait notamment rapporté les naufrages au large de la Mauritanie ayant fait 144 morts ou disparus.
Ces événements concernent des itinéraires différents. Toutefois, ils présentent plusieurs caractéristiques communes : embarcations surchargées, manque de sécurité et absence de voies régulières accessibles.
Le naufrage de migrants à Djibouti rappelle ainsi que les drames migratoires ne se limitent pas à la Méditerranée ou à la route vers les îles Canaries.
Des victimes enterrées sans avoir été identifiées
L’ampleur du drame a dépassé les capacités locales de prise en charge. Plusieurs victimes ont été enterrées dans des fosses communes et sans identification formelle.
Cette situation rend particulièrement difficile le travail destiné à informer les familles. Certaines pourraient ne jamais savoir précisément ce qui est arrivé à leurs proches.
L’identification nécessite souvent des photographies, des effets personnels ou des prélèvements génétiques. Ces procédures exigent des moyens importants et une coopération entre plusieurs pays.
Le bilan du naufrage de migrants à Djibouti restera donc provisoire tant que les recherches et les vérifications ne seront pas terminées.
Les prochaines communications de l’OIM et des autorités djiboutiennes permettront de suivre l’évolution du bilan ainsi que la situation des survivants.
Info Côte d’Ivoire adresse ses pensées aux familles des victimes et continuera de suivre cette tragédie migratoire.


