La Déclaration d’Abidjan appelle à développer des transports urbains accessibles et moins polluants en Afrique.
Mobilité durable : la Déclaration d’Abidjan, adoptée mercredi 21 octobre 2026, appelle les villes africaines à développer des transports accessibles et moins polluants. Elle recommande également une meilleure gouvernance et des financements renforcés pour transformer les déplacements urbains.
Mobilité durable : ce que recommande la Déclaration d’Abidjan
La Déclaration d’Abidjan a été adoptée à l’issue de la deuxième Conférence internationale de la mobilité durable et du climat, dénommée CIMDC 2026.
Ce document appelle les autorités publiques à renforcer la gouvernance des transports urbains. Il recommande également la création de systèmes de déplacement accessibles à toutes les catégories de la population.
La mobilité durable doit notamment permettre de réduire les émissions de carbone produites par les transports. Elle doit aussi améliorer la qualité de vie dans les grandes villes africaines.
Selon l’Agence ivoirienne de presse, le texte insiste également sur la nécessité de mobiliser davantage de financements en faveur des villes africaines.
Ces ressources doivent permettre de construire des infrastructures modernes et adaptées. Elles pourraient aussi soutenir le renouvellement des véhicules et la modernisation des réseaux existants.
Mobilité durable : Abidjan accueille près de 1 500 participants
La CIMDC 2026 s’est déroulée du 19 au 22 octobre au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire. Elle a réuni près de 1 500 participants issus d’une quarantaine de pays.
La conférence a rassemblé des responsables publics, des chercheurs et des professionnels du transport. Des représentants d’entreprises, de collectivités et d’organisations internationales ont également participé aux travaux.

Le rendez-vous a été organisé par l’Association CODATU, l’Autorité de la mobilité urbaine dans le Grand Abidjan et l’Association Climate Chance.
L’événement s’est tenu sous l’égide du ministère ivoirien des Transports et des Affaires maritimes. Il était placé sous le haut patronage du vice-président Tiémoko Meyliet Koné.
Le Premier ministre Robert Beugré Mambé en assurait le parrainage. À l’ouverture, il avait notamment appelé à mobiliser des financements concessionnels et à renforcer les partenariats public-privé.
Le site officiel de la CIMDC 2026 présente cette rencontre comme un espace consacré aux solutions de mobilité et à l’action climatique.
Mobilité durable : des transports accessibles et moins polluants
La croissance des villes africaines entraîne une augmentation rapide des besoins de déplacement. Cependant, les infrastructures ne suivent pas toujours l’évolution de la population.
De nombreux habitants doivent effectuer quotidiennement de longs trajets. Les embouteillages augmentent les temps de déplacement et ralentissent les activités économiques.
Par ailleurs, les véhicules anciens peuvent contribuer à la dégradation de la qualité de l’air. La consommation importante de carburant augmente également les émissions de gaz à effet de serre.
La mobilité durable cherche à répondre simultanément à ces difficultés. Elle repose notamment sur des transports collectifs performants, accessibles et moins polluants.
Les bus modernes, les trains urbains et les systèmes de transport rapide peuvent réduire l’utilisation individuelle de la voiture. Toutefois, ces projets nécessitent des investissements importants.
Mobilité durable : une planification adaptée aux villes africaines
Les solutions retenues doivent prendre en compte les réalités locales. Un projet efficace dans une ville ne peut pas toujours être reproduit directement dans une autre.
Les autorités doivent notamment analyser la densité de la population et les principaux axes de déplacement. Elles doivent également considérer les ressources financières disponibles et les habitudes des usagers.
La planification urbaine doit accompagner la politique des transports. La construction de logements éloignés des zones d’emploi peut, par exemple, augmenter les distances quotidiennes.
Ainsi, la mobilité durable exige une coordination entre les responsables des transports, de l’urbanisme et de l’environnement.
La Déclaration d’Abidjan encourage donc une gouvernance mieux structurée. Les décisions doivent associer les États, les collectivités territoriales, les opérateurs et les citoyens.
Mobilité durable : la question centrale du financement
Les villes africaines rencontrent souvent des difficultés pour financer leurs infrastructures de transport. Les projets de métro, de train urbain ou de bus rapides nécessitent des ressources considérables.
La Déclaration d’Abidjan appelle les partenaires techniques et financiers à soutenir davantage ces transformations. Elle encourage aussi l’accès à des mécanismes de financement adaptés.
Les financements concessionnels peuvent offrir des conditions plus favorables que les emprunts classiques. Ils peuvent notamment proposer des taux réduits et des périodes de remboursement plus longues.
Les partenariats public-privé constituent une autre option. Toutefois, ces accords doivent être transparents et préserver l’intérêt des usagers.
Une politique de mobilité durable doit également maintenir des tarifs accessibles. Un réseau moderne perd une partie de son utilité lorsque son coût exclut les populations modestes.
Mobilité durable : les transformations attendues à Abidjan
Le Grand Abidjan connaît déjà plusieurs projets destinés à moderniser les déplacements. Le métro, le Bus Rapid Transit et le renouvellement des véhicules de transport collectif figurent parmi les principaux chantiers.
Ces projets doivent réduire les temps de parcours et améliorer le confort des usagers. Ils pourraient également diminuer la présence des véhicules les plus polluants.
Info Côte d’Ivoire avait notamment présenté le programme de renouvellement de 3 000 taxis communaux et gbakas.
La mobilité durable ne dépend toutefois pas uniquement des grands projets. Elle nécessite aussi des trottoirs praticables, des voies sécurisées et une meilleure organisation des correspondances.
La protection des piétons doit également occuper une place importante. Les personnes âgées, les enfants et les personnes en situation de handicap doivent pouvoir se déplacer en sécurité.
Mobilité durable : Abidjan veut impulser une dynamique africaine
La Déclaration d’Abidjan entend dépasser le seul cadre ivoirien. Elle propose une orientation commune pour les villes africaines confrontées à des défis similaires.
Son adoption représente une première étape. Les recommandations devront désormais être transformées en politiques, en calendriers et en projets financés.
Le suivi des engagements sera donc essentiel. Les citoyens devront pouvoir connaître les avancées réalisées et les résultats obtenus.
La mobilité durable constitue à la fois un enjeu social, économique et environnemental. Elle peut faciliter l’accès au travail, aux établissements scolaires et aux services de santé.
Avec cette déclaration, Abidjan se positionne comme un lieu important du débat africain sur l’avenir des transports urbains.
Info Côte d’Ivoire suivra la mise en œuvre des recommandations et les prochaines annonces relatives aux projets de transport en Côte d’Ivoire.


