Marie-Odette Lorougnon réclame un traitement égal des dossiers judiciaires en Côte d’Ivoire.
Marie-Odette Lorougnon interpelle le procureur Oumar Braman Koné sur l’égalité de traitement des dossiers judiciaires en Côte d’Ivoire. La vice-présidente du PPA-CI cite les affaires Bob le Mannequin et « général Fôgnon » pour étayer sa critique.
Marie-Odette Lorougnon dénonce une justice inégale
La vice-présidente du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire relance le débat sur l’indépendance et l’impartialité de la justice ivoirienne.

Dans une interpellation adressée au procureur de la République, Marie-Odette Lorougnon dénonce ce qu’elle considère comme une justice « à géométrie variable ».
Selon la responsable politique, certaines personnes feraient rapidement l’objet de poursuites après des déclarations publiques. D’autres dossiers, pourtant largement commentés dans l’opinion, ne recevraient pas le même traitement.
Cette appréciation relève de la position politique de la vice-présidente du PPA-CI. Elle ne constitue pas, à elle seule, la preuve d’une intervention du pouvoir dans une procédure judiciaire.
Aucune réponse publique du procureur directement consacrée à cette nouvelle interpellation n’avait été identifiée au moment de la publication de cet article.
Une interpellation adressée au procureur Braman Koné
Marie-Odette Lorougnon s’adresse directement au procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan, Oumar Braman Koné.
Elle lui demande de garantir un traitement identique pour toutes les personnes mises en cause, indépendamment de leurs opinions ou de leur proximité politique présumée.
Son intervention porte ainsi sur le principe d’égalité devant la loi. La responsable du PPA-CI estime que la crédibilité de l’institution judiciaire dépend de son aptitude à appliquer les mêmes règles à tous.
Cette prise de position intervient dans un environnement politique marqué par plusieurs procédures judiciaires. Des responsables de l’opposition ont été poursuivis ou placés sous contrôle judiciaire après des déclarations publiques.
Marie-Odette Lorougnon cite son propre parcours judiciaire
La responsable politique connaît elle-même une procédure judiciaire. En octobre 2025, elle avait été entendue puis placée sous contrôle judiciaire.
Le parquet lui reprochait notamment des faits présumés de provocation et d’incitation à l’insurrection, de troubles à l’ordre public et de diffusion de fausses nouvelles.
D’autres qualifications avaient également été évoquées dans le communiqué du procureur. Marie-Odette Lorougnon demeure présumée innocente des faits qui lui sont reprochés.
Cette procédure peut expliquer la sensibilité particulière de la responsable politique aux questions liées à l’égalité de traitement.
Toutefois, sa situation personnelle et les autres affaires qu’elle cite doivent être examinées séparément. Chaque dossier possède ses faits, ses preuves et son propre cadre procédural.
Marie-Odette Lorougnon évoque Bob le Mannequin
L’un des cas mentionnés concerne le cyberactiviste surnommé « Bob le Mannequin ». Celui-ci avait suscité une importante polémique en 2025 après la diffusion de déclarations sur les réseaux sociaux.
Des associations et plusieurs acteurs politiques avaient dénoncé ses propos. Le RHDP avait également pris ses distances avec certaines déclarations attribuées au cyberactiviste.
Une association de victimes avait annoncé le dépôt d’une plainte en France. Elle affirmait aussi avoir transmis des éléments à la Cour pénale internationale.
Ces démarches et accusations ne constituent cependant pas une condamnation. Les responsabilités éventuelles de Bob le Mannequin ne peuvent être établies que par une juridiction compétente.
Selon Afrique sur 7, l’affaire avait provoqué une vive indignation après la circulation de plusieurs déclarations sur les réseaux sociaux. afrique-sur7.fr
Que réclame Marie-Odette Lorougnon dans cette affaire ?
En citant ce dossier, Marie-Odette Lorougnon ne rend pas elle-même une décision sur la culpabilité du cyberactiviste.
Elle demande plutôt au parquet de préciser si les déclarations et les plaintes annoncées ont donné lieu à une procédure en Côte d’Ivoire.
Cette demande s’inscrit dans son argument sur l’égalité devant la justice. Elle souhaite connaître les critères conduisant le parquet à ouvrir une enquête ou à engager des poursuites.
Le procureur pourrait répondre en rappelant le principe du secret de l’enquête. Certaines investigations peuvent être engagées sans qu’une communication publique soit immédiatement effectuée.
L’absence d’annonce officielle ne signifie donc pas automatiquement qu’aucune vérification n’a été menée. Inversement, aucune procédure ne peut être affirmée sans document judiciaire fiable.
Le cas du « général Fôgnon » également mentionné
Marie-Odette Lorougnon évoque aussi le cas d’une personne présentée sous le surnom de « général Fôgnon ».
Les éléments publics disponibles ne permettent pas d’identifier avec certitude la procédure précise à laquelle elle fait référence dans cette nouvelle déclaration.
Une personnalité connue sous le nom de commandant Fongnon, également appelée « colonel Bauer », avait fait l’objet d’informations judiciaires plusieurs années auparavant.
Toutefois, aucun document récent consulté ne permet d’établir que ce dossier ancien correspond exactement à celui évoqué par la vice-présidente du PPA-CI.
Par conséquent, il serait imprudent d’attribuer au « général Fôgnon » des faits particuliers sans disposer de la déclaration intégrale de Marie-Odette Lorougnon ou d’un communiqué judiciaire.
Cette réserve est essentielle pour respecter les droits des personnes citées et éviter de relayer des accusations imprécises.
Marie-Odette Lorougnon réclame l’égalité devant la loi
Au-delà des cas individuels, l’intervention de Marie-Odette Lorougnon soulève une question institutionnelle plus large.
L’égalité devant la loi impose que des situations comparables soient examinées selon les mêmes règles. Elle n’oblige toutefois pas la justice à adopter une décision identique dans des dossiers différents.
Les preuves disponibles, le lieu des faits, la compétence territoriale et les qualifications juridiques peuvent produire des procédures différentes.
Le statut d’une personne, son lieu de résidence ou l’existence d’une plainte formelle peuvent également influencer le calendrier judiciaire.
La justice doit cependant expliquer ses décisions lorsque la loi le permet. Une communication claire peut limiter les soupçons de traitement politique et renforcer la confiance des citoyens.
Info Côte d’Ivoire avait déjà consacré un article à la décision de la chambre antiterroriste concernant six militants du PDCI-RDA.
Le procureur pourrait-il répondre publiquement ?
Le procureur de la République intervient régulièrement par communiqué lorsque des affaires provoquent une forte émotion publique.
Il peut confirmer l’ouverture d’une enquête, préciser les qualifications retenues ou annoncer le déferrement de personnes mises en cause.
Toutefois, il n’est pas tenu de répondre à chaque déclaration politique. Il doit également respecter le secret de l’enquête et la présomption d’innocence.
Une réaction officielle permettrait néanmoins de préciser la situation des affaires évoquées par Marie-Odette Lorougnon. Elle pourrait aussi indiquer si les autorités ivoiriennes ont été saisies de plaintes recevables.
Un débat politique et judiciaire à suivre
Cette nouvelle sortie place la justice au cœur du débat politique ivoirien. Le PPA-CI demande depuis plusieurs mois un traitement équitable de ses responsables et militants.
De son côté, le parquet affirme régulièrement agir pour protéger l’ordre public et poursuivre les infractions prévues par la loi.
Ces positions opposées devront être appréciées à partir des actes judiciaires officiels. Les accusations politiques ne peuvent remplacer les preuves, tout comme le silence institutionnel peut alimenter les interrogations.
Marie-Odette Lorougnon demande désormais une clarification sur les affaires qu’elle considère insuffisamment traitées.
Info Côte d’Ivoire suivra une éventuelle réponse du procureur ainsi que tout communiqué officiel concernant Bob le Mannequin ou la personne désignée sous le nom de « général Fôgnon ».


