Des bénéficiaires du programme d’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 présentent leurs produits à une délégation de la Banque mondiale.
L’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 accompagne 74 jeunes entrepreneurs ivoiriens dans la création et le développement d’activités liées à la transformation alimentaire.
Les résultats de cet accompagnement ont été présentés le vendredi 9 octobre 2026. Une délégation conduite par la Banque mondiale a rencontré les bénéficiaires à Cocody-Riviera Bonoumin.
La visite s’est déroulée au siège de l’Institut européen de coopération et de développement. Elle a permis aux entrepreneurs de présenter leurs produits, leurs expériences et leurs ambitions.
L’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 saluée par la Banque mondiale
Trina Haque, directrice régionale de la Banque mondiale chargée du capital humain, a salué les initiatives développées par les jeunes bénéficiaires.
Elle a notamment mis en avant l’énergie, l’innovation et les perspectives d’emploi observées pendant la visite. La délégation a également échangé directement avec les porteurs de projets.
Selon les informations publiées par l’Agence ivoirienne de presse, plusieurs produits issus de la transformation locale ont été présentés.
Ces initiatives montrent que le secteur agroalimentaire peut offrir des possibilités concrètes aux jeunes. Cependant, la réussite de ces entreprises dépend aussi de leur capacité à accéder durablement aux marchés.
Le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, participait également à cette rencontre.
90 jeunes présélectionnés et 74 bénéficiaires retenus
Le parcours de l’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 a commencé avec la présélection de 90 jeunes. Les participants ont ensuite suivi une formation théorique et pratique pendant six mois.
À la fin de cette étape, 74 bénéficiaires ont été retenus pour poursuivre leur parcours entrepreneurial. Cette sélection devait identifier les projets suffisamment structurés pour bénéficier d’un accompagnement supplémentaire.
La formation ne porte pas uniquement sur les méthodes de transformation alimentaire. Elle intègre également les compétences nécessaires à la gestion d’une entreprise.
Ainsi, les jeunes sont accompagnés dans l’élaboration de leur plan d’affaires. Ils reçoivent aussi des conseils concernant la recherche de financement et la mise en place de leurs activités.
Le suivi des entreprises représente une autre dimension importante du programme. Il doit permettre de détecter les difficultés rencontrées après le lancement des projets.
Une formation technique et entrepreneuriale
L’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 est mise en œuvre par l’Institut européen de coopération et de développement, également appelé IECD.
L’accompagnement associe la formation technique à l’apprentissage entrepreneurial. Cette combinaison doit aider les bénéficiaires à produire, mais aussi à commercialiser efficacement leurs produits.
En effet, une activité agroalimentaire doit respecter plusieurs exigences. Elle doit maîtriser les procédés de transformation, l’hygiène, la conservation et la présentation des produits.
L’entrepreneur doit parallèlement calculer ses coûts, fixer ses prix et identifier ses clients. Sans cette organisation, une bonne idée peut difficilement devenir une entreprise durable.
L’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 valorise les produits locaux
Parmi les bénéficiaires figure Amani Kouamé Nicolas. Son activité consiste à récupérer des invendus alimentaires afin de leur donner une seconde vie.
Il transforme notamment des bananes mûres et du manioc en couscous et en farine. Son initiative contribue donc à valoriser des produits qui risquaient d’être perdus.
Cette transformation peut réduire le gaspillage alimentaire. Elle permet également de créer de nouveaux produits commercialisables à partir de ressources disponibles localement.
Grâce à l’accompagnement reçu, l’entrepreneur affirme que ses produits sont désormais présents sur le marché. Son parcours illustre les possibilités offertes par la transformation agroalimentaire.
La valorisation locale des productions constitue un enjeu stratégique pour la Côte d’Ivoire. Elle peut augmenter les revenus des producteurs et créer des emplois dans les différentes régions.
Info Côte d’Ivoire avait déjà présenté le nouveau plan pour transformer l’agriculture ivoirienne, qui insiste également sur la modernisation des filières et la souveraineté alimentaire.
Un appel à mobiliser davantage de ressources
Mamadou Touré a salué les résultats obtenus par l’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3. Le ministre a toutefois plaidé pour la mobilisation de ressources supplémentaires.
Ces moyens permettraient de soutenir davantage de jeunes entrepreneurs. Ils pourraient aussi faciliter le développement des initiatives qui valorisent les productions locales.
Le financement demeure effectivement une difficulté importante pour les jeunes entreprises. L’achat du matériel, la location d’un local et la constitution d’un stock nécessitent des ressources.
Les entreprises doivent également financer leurs emballages et leurs opérations commerciales. Par conséquent, l’accompagnement technique doit souvent être complété par un accès adapté au financement.
Toutefois, l’octroi d’un financement ne suffit pas à garantir la réussite. Un suivi régulier et une bonne connaissance du marché restent indispensables.
La transformation alimentaire comme source d’emplois
Le secteur agroalimentaire relie plusieurs activités économiques. Il concerne la production agricole, le transport, la transformation, le conditionnement et la distribution.
Une entreprise bien structurée peut donc créer des emplois directs. Elle peut également générer des revenus pour les producteurs et les fournisseurs qui travaillent avec elle.
L’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 cherche ainsi à renforcer l’employabilité des jeunes. Elle encourage parallèlement l’auto-emploi dans des filières disposant d’un potentiel économique.
Les activités de transformation peuvent aussi rapprocher les produits des consommateurs. Elles permettent d’améliorer leur durée de conservation et de diversifier leur utilisation.
Le PEJEDEC 3 vise plus de 100 000 jeunes
Dans son ensemble, le PEJEDEC 3 ambitionne de toucher 100 220 jeunes. Son financement est estimé à environ 45,895 milliards de FCFA.
Le projet vise à renforcer l’employabilité et l’insertion professionnelle. Les secteurs agropastoral et agroalimentaire figurent parmi ses principaux domaines d’intervention.
La troisième phase s’inscrit dans la continuité d’un programme engagé en Côte d’Ivoire avec l’appui de la Banque mondiale. Les documents officiels relatifs au PEJEDEC 3 sont accessibles sur le site de la Banque mondiale.
L’objectif consiste à donner aux jeunes des compétences adaptées aux besoins économiques. Il s’agit également de soutenir ceux qui souhaitent développer leur propre activité.
Quelles perspectives pour l’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 ?
Les 74 entrepreneurs retenus doivent désormais consolider leurs activités. Ils devront améliorer leurs produits, développer leur clientèle et renforcer leur organisation.
La qualité des emballages et le respect des normes sanitaires seront également déterminants. Ces éléments influencent directement la confiance des consommateurs et l’accès aux marchés.
Par ailleurs, les résultats des bénéficiaires permettront d’évaluer l’efficacité du dispositif. Leur capacité à créer des emplois représentera un indicateur important.
L’incubation agroalimentaire PEJEDEC 3 peut ainsi devenir un levier d’insertion professionnelle. Elle peut aussi contribuer à la transformation locale et à la réduction des pertes alimentaires.
La visite du 9 octobre offre une visibilité supplémentaire aux projets accompagnés. Elle confirme également l’intérêt des partenaires pour les initiatives portées par la jeunesse ivoirienne.
Info Côte d’Ivoire suivra le développement des entreprises bénéficiaires et les prochaines actions du programme en faveur de l’emploi des jeunes.


