
Incarcéré dans une prison de haute sécurité à Pretoria, le militant panafricaniste Stellio Gilles Robert Capo Chichi, plus connu sous le nom de Kemi Seba, a fait parvenir un troisième message public. Loin d’être résigné, le président de l’organisation Urgences Panafricanistes réaffirme sa détermination totale à poursuivre sa lutte contre le néocolonialisme.
C’est un message teinté de défi qui secoue à nouveau les cercles militants sur le continent africain. Malgré les barreaux de sa cellule en Afrique du Sud, Kemi Seba maintient une communication active avec ses partisans. Dans cette nouvelle adresse rendue publique par ses canaux officiels, le leader d’Urgences Panafricanistes insiste sur le fait que la prison n’altérera en rien ses convictions profondes.
Une « tentative de neutralisation politique » dénoncée
Il réaffirme son engagement frontal contre le néocolonialisme et fustige ce qu’il qualifie de complicité des élites locales, qu’il accuse de participer activement à l’exploitation économique et politique des populations africaines.
Au cœur de cette troisième déclaration depuis sa cellule, Kemi Seba dénonce fermement les conditions et les motifs de sa détention. Selon lui, son incarcération actuelle à Pretoria ne relève pas d’une simple procédure judiciaire classique, mais s’inscrit dans une stratégie concertée de censure.
C’est une tentative flagrante de neutralisation politique de notre mouvement », affirme-t-il, visant à freiner l’écho grandissant de ses thèses souverainistes auprès de la jeunesse du continent.
Un parcours marqué par les tensions diplomatiques
Cette détention en Afrique du Sud survient après une série de démêlés juridiques et administratifs majeurs pour le militant à travers le monde. Déchu de sa nationalité française il y a deux ans et régulièrement expulsé de plusieurs territoires africains et européens, Kemi Seba continue de polariser les débats.
Pour ses détracteurs, ses positions radicales et ses alliances internationales controversées font de lui un élément déstabilisateur. Pour ses partisans, en revanche, cette nouvelle épreuve carcérale renforce sa stature de « prisonnier politique » et de martyr de la cause de la souveraineté africaine.
Rédaction d’Info Côte d’Ivoire