Les Israéliens votent pour renouveler les 120 sièges de la Knesset lors d’un scrutin décisif pour Benjamin Netanyahou.
Élections en Israël : plus de 7,3 millions d’électeurs sont appelés aux urnes ce mardi 27 octobre 2026 pour renouveler la Knesset. Ce scrutin très disputé pourrait mettre fin au long règne politique du Premier ministre Benjamin Netanyahou.
Élections en Israël : une participation exceptionnellement élevée
Les électeurs israéliens se rendent massivement dans les bureaux de vote pour élire les 120 membres de la 26e Knesset.
Selon la Commission électorale centrale, 7 331 981 personnes sont inscrites sur les listes électorales.
Plus de 12 000 bureaux de vote ont été installés à travers le pays. La majorité a ouvert à 7 heures et doit fermer à 22 heures.
À 18 heures, le taux de participation atteignait 66,7 %, contre 57,7 % à la même heure lors des élections de 2022.
Cette mobilisation confirme le caractère exceptionnel du scrutin. Des files d’attente ont été observées dans plusieurs villes.
Les responsables électoraux ont annoncé que les électeurs encore présents dans les files à l’heure de fermeture pourront accomplir leur devoir civique.
Élections en Israël : un référendum sur Netanyahou
Les élections en Israël sont largement considérées comme un référendum sur Benjamin Netanyahou.
Le dirigeant du Likoud cherche à conserver le pouvoir après avoir dirigé le pays pendant près de vingt années, réparties sur plusieurs mandats.
Ses partisans présentent son expérience comme un atout indispensable dans un environnement régional particulièrement dangereux.
Ils mettent en avant les opérations menées contre le Hamas, le Hezbollah et l’Iran, ainsi que ses relations avec les États-Unis.
Ses adversaires lui reprochent cependant les défaillances sécuritaires ayant précédé l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023.
Cette attaque avait provoqué la mort d’environ 1 200 personnes et l’enlèvement de 251 otages, selon les bilans israéliens.
La guerre déclenchée ensuite à Gaza ainsi que les affrontements régionaux ont profondément divisé la société israélienne.
Élections en Israël : Gadi Eisenkot principal adversaire
L’ancien chef d’état-major Gadi Eisenkot apparaît comme le principal adversaire de Benjamin Netanyahou.
Il dirige une coalition centriste réunissant plusieurs formations opposées au gouvernement sortant.
Eisenkot promet notamment une enquête indépendante sur les responsabilités liées au 7 octobre 2023.
Il souhaite aussi modifier la politique gouvernementale concernant le service militaire et renforcer les institutions démocratiques.
L’opposition accuse la coalition sortante d’avoir accordé trop d’influence aux partis nationalistes et religieux.
Elle critique également les projets de réforme judiciaire, considérés par leurs opposants comme une menace pour l’équilibre des pouvoirs.
Toutefois, les divergences entre les partis d’opposition pourraient compliquer la formation d’une majorité stable.
Élections en Israël : 61 sièges nécessaires
Le système électoral israélien repose sur la représentation proportionnelle nationale.
Les électeurs ne choisissent pas directement le Premier ministre. Ils votent pour une liste présentée par un parti politique.
Les 120 sièges de la Knesset sont ensuite répartis entre les formations ayant franchi le seuil électoral de 3,25 % des suffrages.
Une coalition doit contrôler au moins 61 sièges pour disposer de la majorité parlementaire.
Aucun grand parti ne devrait atteindre seul ce nombre. Le prochain gouvernement dépendra donc de négociations entre plusieurs formations.
Le président Isaac Herzog devra confier la mission de former un gouvernement au député qu’il considère comme le plus capable de réunir une majorité.
Cette personnalité n’est pas nécessairement le chef du parti ayant remporté le plus grand nombre de sièges.
Élections en Israël : les petits partis peuvent décider
Dans un scrutin aussi serré, les petites formations pourraient jouer un rôle décisif.
Les partis ultraorthodoxes, nationalistes, centristes et représentant les citoyens arabes d’Israël pourraient détenir les sièges nécessaires à la formation d’une coalition.
La question du service militaire des hommes ultraorthodoxes occupe une place importante dans les débats.
Une partie de la population demande la suppression des exemptions, estimant que l’effort militaire doit être réparti plus équitablement.
Les partis religieux défendent, de leur côté, le maintien d’un système protégeant les étudiants des écoles talmudiques.
La politique dans les territoires palestiniens, la sécurité, le coût de la vie et l’avenir des institutions judiciaires figurent également parmi les principaux enjeux.
Élections en Israël : des expatriés reviennent voter
Des dizaines de milliers d’Israéliens vivant à l’étranger sont revenus dans le pays pour participer au scrutin.
La législation israélienne ne permet généralement pas de voter depuis l’étranger, sauf pour certaines catégories de diplomates et de représentants officiels.
Les électeurs expatriés doivent donc se déplacer physiquement en Israël.
Selon différentes estimations, plus de 60 000 personnes seraient revenues principalement d’Europe et d’Amérique du Nord.
Cette mobilisation exceptionnelle reflète l’importance accordée au scrutin par les électeurs des deux camps.
Plus de 500 000 Israéliens ont également atteint l’âge de voter depuis les précédentes élections législatives.
Élections en Israël : les résultats resteront provisoires
Les premiers sondages à la sortie des urnes seront publiés après la fermeture des bureaux.
Ils permettront d’obtenir une première estimation de la composition de la Knesset, mais ne constitueront pas les résultats officiels.
Le dépouillement des bulletins commencera dans chaque bureau immédiatement après la fermeture.
Certains votes placés dans des enveloppes spéciales seront comptés plus tard. Ils concernent notamment les militaires, les diplomates, les malades hospitalisés et les détenus.
La Commission électorale centrale devra publier les résultats définitifs au plus tard le 4 novembre 2026.
Même après le décompte, plusieurs jours ou semaines pourraient être nécessaires pour former une coalition gouvernementale.
Les lecteurs peuvent suivre les données officielles sur le site de la Commission électorale centrale israélienne.
Élections en Israël : un scrutin aux conséquences régionales
Le résultat influencera directement la politique israélienne à Gaza, en Cisjordanie, au Liban et face à l’Iran.
Une victoire du bloc de Netanyahou pourrait prolonger la ligne sécuritaire et diplomatique du gouvernement sortant.
Une majorité d’opposition pourrait entraîner une nouvelle stratégie, même si les principales formations défendent toujours la sécurité d’Israël.
La relation avec les États-Unis restera également déterminante pour le prochain gouvernement.
Retrouvez notre précédent article sur les échanges entre Benjamin Netanyahou et Donald Trump concernant l’Iran.
Pour le moment, aucune victoire ne peut être annoncée. Les élections en Israël restent ouvertes et la formation du futur gouvernement dépendra du dépouillement puis des négociations entre les partis.


