Les généraux Lassina Doumbia et Fabien Mandon ont examiné le renforcement du partenariat militaire entre la Côte d’Ivoire et la France.
Coopération militaire Côte d’Ivoire-France : les chefs d’état-major Lassina Doumbia et Fabien Mandon ont examiné, jeudi 15 octobre 2026 à Abidjan, les nouvelles priorités du partenariat de défense.
Les deux généraux ont notamment abordé la situation sécuritaire en Afrique de l’Ouest. Les discussions ont aussi porté sur l’autonomisation des Forces armées de Côte d’Ivoire.
La rencontre s’est déroulée à l’Hôtel des Armées, au Plateau. Le général d’armée Lassina Doumbia y a reçu son homologue français et la délégation qui l’accompagnait.
Les échanges ont concerné la formation, les exercices conjoints, les missions d’expertise et l’évolution des accords encadrant le partenariat militaire.
Coopération militaire Côte d’Ivoire-France : la sécurité régionale examinée
La coopération militaire Côte d’Ivoire-France s’inscrit dans un environnement régional marqué par plusieurs menaces.
Les responsables militaires ont notamment évoqué la progression du terrorisme en Afrique de l’Ouest. Les instabilités observées au Burkina Faso et les attaques enregistrées au Bénin ont également été examinées.
Ces crises peuvent avoir des conséquences sur les pays voisins. Elles favorisent notamment les déplacements de populations, les trafics et la circulation de groupes armés.
La Côte d’Ivoire cherche donc à renforcer ses capacités de prévention. Elle doit également améliorer la surveillance de ses frontières septentrionales.
Selon l’Agence ivoirienne de presse, les discussions ont aussi porté sur les actions de la Task Force 3+.
Ce cadre doit favoriser la coordination entre plusieurs forces militaires confrontées aux mêmes risques. Le partage d’informations constitue un élément important de cette coopération.
Coopération militaire Côte d’Ivoire-France : priorité à l’autonomie des FACI
L’autonomisation des Forces armées de Côte d’Ivoire constitue un axe majeur de la coopération militaire Côte d’Ivoire-France.
L’objectif consiste à permettre aux FACI de développer leurs propres capacités de formation, de planification et d’intervention.
Cette approche suppose de former davantage de cadres ivoiriens. Elle exige aussi des équipements adaptés aux missions et aux réalités du terrain.
La Côte d’Ivoire souhaite disposer d’une armée capable d’anticiper les menaces. Les forces doivent également pouvoir coordonner efficacement leurs opérations.
Le partenariat avec la France doit donc évoluer vers un accompagnement technique ciblé. Il ne s’agit pas seulement d’une assistance permanente.
L’autonomie militaire reste cependant un processus progressif. Elle dépend des ressources financières, de la qualité de la formation et de la maintenance des équipements.
Coopération militaire Côte d’Ivoire-France : former les cadres
La formation occupe une place centrale dans la coopération militaire Côte d’Ivoire-France. Les deux armées souhaitent développer des stages et des cursus de longue durée.
Des programmes adaptés aux besoins spécifiques des forces ivoiriennes sont aussi envisagés. Ils peuvent concerner le commandement, la planification ou les opérations spécialisées.
La Côte d’Ivoire a également évoqué l’attribution d’une place aux FACI au Centre des hautes études militaires de Paris.
Le CHEM accueille des officiers supérieurs appelés à exercer des responsabilités stratégiques. Une place ivoirienne renforcerait l’accès aux formations de haut niveau.
Les officiers formés pourraient ensuite transmettre leurs connaissances au sein des écoles militaires nationales. Cette transmission contribuerait directement à l’autonomie recherchée.
Des exercices pour la coopération militaire Côte d’Ivoire-France
Plusieurs exercices interarmées sont prévus dans le cadre de la coopération militaire Côte d’Ivoire-France.
Les réseaux d’exercices GEX et TOURACO ont notamment été évoqués. Ces entraînements permettent aux différentes composantes militaires de travailler ensemble.
Ils peuvent réunir l’armée de terre, les forces aériennes et la marine. Ils servent à tester les procédures de commandement et les capacités opérationnelles.
L’interopérabilité constitue un objectif important. Elle permet à deux armées de communiquer et d’agir ensemble pendant une opération.
Les exercices doivent également identifier les faiblesses du dispositif. Les responsables peuvent ensuite corriger les problèmes observés pendant les simulations.
Toutefois, ces activités devront répondre aux besoins prioritaires des FACI. Leur efficacité dépendra des enseignements réellement intégrés après les exercices.
Coopération militaire Côte d’Ivoire-France : des escales maritimes
Les échanges ont aussi porté sur l’organisation d’escales maritimes. Elles peuvent renforcer les relations entre les forces navales des deux pays.
Le golfe de Guinée reste confronté à plusieurs défis. La piraterie, les trafics et la pêche illégale menacent les activités économiques maritimes.
La Côte d’Ivoire dispose d’importantes infrastructures portuaires à Abidjan et San-Pédro. La sécurisation de ces espaces représente donc une priorité nationale.
Les escales permettent d’organiser des échanges entre équipages. Elles peuvent aussi être accompagnées d’exercices de surveillance ou de sauvetage en mer.
La coopération militaire Côte d’Ivoire-France pourrait ainsi contribuer au renforcement des capacités de la marine ivoirienne.
Les accords militaires examinés à Abidjan
Lassina Doumbia et Fabien Mandon ont examiné plusieurs instruments encadrant le partenariat de défense.
Les arrangements techniques concernant Bouaké et le camp OPTA figurent parmi les dossiers abordés. Les deux parties ont également évoqué l’évolution du Traité instituant un partenariat de défense.
Ces textes définissent les conditions des activités menées conjointement. Ils peuvent notamment préciser les responsabilités, les installations utilisées et les modalités de coopération.
Leur adaptation doit tenir compte des nouvelles priorités ivoiriennes. Elle doit aussi refléter l’évolution de la présence militaire française en Afrique.
La coopération militaire Côte d’Ivoire-France se trouve donc dans une phase de réajustement. L’objectif annoncé consiste à construire un partenariat répondant davantage aux besoins exprimés par les FACI.
La transparence sur les accords demeure néanmoins importante. Les citoyens doivent pouvoir comprendre les objectifs généraux du partenariat de défense.
Coopération militaire Côte d’Ivoire-France : le COMIXTE attendu
Les deux chefs d’état-major ont également préparé les prochaines étapes du Comité militaire mixte.
Le COMIXTE 2025-2027 doit définir les orientations stratégiques de la coopération. Ses prochains travaux sont annoncés pour le printemps.
Cette réunion permettra d’évaluer les actions déjà réalisées. Elle pourra aussi déterminer les programmes à maintenir ou à modifier.
Les responsables devront notamment examiner les résultats obtenus dans la formation. Ils devront aussi analyser les exercices et les missions d’expertise.
La coopération militaire Côte d’Ivoire-France sera donc évaluée sur sa capacité à produire des résultats concrets.
Les objectifs devront être accompagnés d’un calendrier, de moyens adaptés et d’indicateurs permettant de mesurer les progrès.
Une diversification des partenaires militaires
La Côte d’Ivoire développe parallèlement des partenariats avec plusieurs autres pays. Cette diversification doit permettre aux FACI d’accéder à différentes expertises.
Info Côte d’Ivoire avait déjà présenté la première Commission militaire mixte entre la Côte d’Ivoire et le Maroc.
Le pays entretient aussi une coopération militaire avec les États-Unis. La Chine intervient, de son côté, dans certains domaines sanitaires et logistiques.
Cette diversification ne signifie pas nécessairement une rupture avec la France. Elle traduit plutôt la volonté d’élargir les possibilités de coopération.
Chaque partenariat doit cependant respecter les priorités nationales. Les programmes doivent renforcer durablement les institutions militaires ivoiriennes.
Quel avenir pour la coopération militaire Côte d’Ivoire-France ?
La rencontre entre Lassina Doumbia et Fabien Mandon confirme la poursuite du dialogue entre les deux armées.
La formation des cadres, les exercices interarmées et l’expertise technique devraient rester au centre des prochaines actions.
La menace terroriste régionale pourrait également conduire à renforcer le partage de renseignements. La protection des frontières restera une priorité.
Cependant, l’efficacité de la coopération militaire Côte d’Ivoire-France dépendra de l’autonomie réellement acquise par les FACI.
Les prochaines réunions du COMIXTE devront préciser les engagements et les actions prévues pour les années à venir.
Info Côte d’Ivoire suivra l’évolution de la coopération militaire Côte d’Ivoire-France, notamment les nouveaux accords, les formations et les exercices annoncés.


