Des motos et tricycles saisis lors d’une opération de sécurité routière à Abidjan. Photo d’illustration.
Les contrôles des motos à Abidjan entrent dans une phase plus ferme. Le ministère des Transports et des Affaires maritimes intensifie la répression contre les conducteurs en infraction.
Le bilan publié jeudi 10 septembre 2026 confirme ce durcissement. Une opération menée la veille à Cocody et Treichville a conduit à la saisie de 37 motos et tricycles.
Les engins ont été conduits à la fourrière administrative du ministère. Celle-ci est située sur l’autoroute de Grand-Bassam.
Contrôles des motos à Abidjan : 37 engins saisis
L’opération du mercredi 9 septembre a été conduite par la Direction de la Police spéciale de sécurité routière. Les agents ont ciblé plusieurs points sensibles de Cocody et de Treichville.
Ainsi, les contrôles des motos à Abidjan ne se limitent plus aux rappels à l’ordre. Désormais, les engins non conformes sont interceptés, puis transférés à la fourrière.
Le non-port du casque représente la première infraction relevée. À lui seul, ce manquement a entraîné la saisie de 18 engins.
En outre, 15 conducteurs ont été interpellés pour avoir circulé sur des voies centrales du boulevard Félix Houphouët-Boigny.
Ces portions sont interdites aux deux et trois-roues depuis le 15 mai 2025. Cette mesure vise à renforcer la sécurité sur cet axe particulièrement fréquenté.
Casque, permis et carte grise au cœur des vérifications
Les contrôles des motos à Abidjan portent également sur les documents administratifs. Quatre autres engins ont été saisis pour défaut de pièces réglementaires.
Dans le détail, deux conducteurs ne disposaient pas du permis de conduire de catégorie A. Deux autres ne pouvaient pas présenter la carte grise de leur engin.
Par conséquent, les propriétaires devront régulariser leur situation avant toute récupération. Chaque conducteur doit donc respecter les règles applicables.
Le commissaire divisionnaire major Touré Abdul Kader dirige la Police spéciale de sécurité routière.
Selon les autorités, ces opérations deviendront régulières. La tolérance envers les conducteurs en infraction devrait donc laisser place aux sanctions.
Pourquoi les contrôles des motos à Abidjan se durcissent
Ce renforcement intervient dans un contexte particulièrement préoccupant.
Selon les statistiques officielles du gouvernement ivoirien, du 1er janvier à la mi-août 2026, 4 120 motos et tricycles ont été impliqués dans des accidents en Côte d’Ivoire.
Sur cette même période, 81 motocyclistes ont perdu la vie. Ces chiffres montrent l’urgence d’une réponse durable.
En 2025, la situation était déjà alarmante. Les accidents de la circulation avaient impliqué 5 583 motos à deux roues et 1 128 tricycles.
De plus, les motos occupent désormais la troisième place parmi les engins impliqués dans les accidents. Les contrôles des motos à Abidjan répondent donc à un enjeu majeur de protection des vies.
Cette situation rappelle également les récents drames routiers survenus en Côte d’Ivoire. Plusieurs accidents ont provoqué des morts et de nombreux blessés sur les grands axes du pays.
Une circulation urbaine de plus en plus exposée
Le nombre de deux-roues augmente rapidement dans la capitale économique. Les motos sont utilisées pour les déplacements, le commerce et surtout la livraison de colis.
Cependant, cette croissance s’accompagne de comportements dangereux. Certains conducteurs roulent sans casque, sans permis ou sans documents administratifs.
D’autres empruntent des axes interdits ou circulent à une vitesse inadaptée.
De ce fait, les contrôles des motos à Abidjan visent les infractions les plus susceptibles de provoquer des accidents graves.
Les autorités recommandent le port permanent du casque. Elles rappellent aussi l’obligation de détenir un permis adapté.
En outre, les limitations de vitesse doivent être respectées. La conduite sous l’influence de l’alcool ou de la drogue reste également interdite.
De la sensibilisation à la répression routière
Avant cette phase répressive, plusieurs campagnes de sensibilisation avaient été organisées.
Le ministère avait notamment rencontré les associations de motocyclistes, de coursiers et de livreurs.
Ces actions s’inscrivaient dans l’initiative « Vacances sans accident ». Elles insistaient sur la prudence, la formation et le respect du Code de la route.
Par ailleurs, le ministère a annoncé la délivrance de licences aux professionnels de la livraison après leur formation.
L’objectif est de mieux encadrer une activité devenue essentielle à Abidjan. Il s’agit également de réduire les risques supportés par les livreurs et les autres usagers.
Toutefois, la sensibilisation seule ne suffit pas lorsque les infractions persistent.
C’est pourquoi les contrôles des motos à Abidjan sont désormais accompa


