Les tensions entre l’Éthiopie et l’Érythrée suscitent des craintes de nouvelle guerre dans la Corne de l’Afrique.
Tensions Éthiopie-Érythrée : les États-Unis appellent les deux pays à éviter une nouvelle guerre dans la Corne de l’Afrique. Cet appel intervient après la reprise des combats dans le nord de l’Éthiopie.
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio s’est entretenu avec le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed. Il lui a demandé de privilégier le dialogue et de respecter la souveraineté des États de la région.
L’Organisation des Nations unies a également exprimé sa vive inquiétude. Elle redoute une extension des affrontements et une nouvelle catastrophe humanitaire dans le Tigré.
Tensions Éthiopie-Érythrée : Washington réclame une désescalade
Les tensions Éthiopie-Érythrée ont été au centre d’un entretien entre Marco Rubio et Abiy Ahmed. Le responsable américain a insisté sur la nécessité d’éviter toute nouvelle confrontation.
Washington considère que la Corne de l’Afrique ne peut pas supporter un conflit supplémentaire. La région fait déjà face à plusieurs crises sécuritaires et humanitaires.
Les combats au Soudan fragilisent une partie de la zone. Les tensions en mer Rouge et la guerre au Yémen augmentent également les risques régionaux.
Une confrontation entre l’Éthiopie et l’Érythrée pourrait donc déstabiliser plusieurs pays. Elle pourrait aussi perturber les échanges commerciaux autour de la mer Rouge.
Marco Rubio a rappelé l’importance de l’accord de paix signé entre les deux pays en 2018. Ce rapprochement avait mis fin à vingt années de confrontation officielle.
Cependant, les relations se sont fortement dégradées depuis. Les anciens alliés échangent désormais des accusations concernant la souveraineté, le Tigré et l’accès à la mer.
Tensions Éthiopie-Érythrée : Addis-Abeba accuse Asmara
Les tensions Éthiopie-Érythrée se sont intensifiées après de nouvelles accusations d’Addis-Abeba. Le gouvernement éthiopien affirme que des troupes érythréennes ont pénétré sur son territoire.
Le ministre éthiopien des Affaires étrangères, Gedion Timothewos, a saisi le Conseil de sécurité des Nations unies. Il a invoqué le droit de son pays à se défendre.
L’Éthiopie accuse également l’Érythrée de soutenir des groupes armés opposés au gouvernement fédéral. Cependant, Addis-Abeba n’a pas rendu publiques toutes les preuves soutenant ces accusations.
Selon plusieurs informations, des soldats érythréens auraient été signalés dans le nord du Tigré. Certains se seraient ensuite retirés de plusieurs positions proches de la frontière.
L’armée éthiopienne et ses alliés auraient pris le contrôle de certaines localités après ces mouvements. La situation reste néanmoins difficile à vérifier de manière indépendante.
Les restrictions imposées aux journalistes et les perturbations des communications limitent la circulation des informations.
Tensions Éthiopie-Érythrée : Asmara rejette les accusations
L’Érythrée rejette les accusations formulées par son voisin. Elle considère que la position éthiopienne constitue une menace contre sa souveraineté.
Asmara affirme que l’Éthiopie utilise les combats dans le Tigré comme prétexte. Le gouvernement érythréen redoute notamment les ambitions éthiopiennes concernant l’accès à la mer Rouge.
Depuis l’indépendance de l’Érythrée en 1993, l’Éthiopie ne possède plus d’accès direct à la mer. Le pays dépend principalement du port de Djibouti pour ses importations et ses exportations.
Abiy Ahmed a plusieurs fois présenté l’accès à la mer comme une question stratégique. Ses déclarations ont suscité des inquiétudes en Érythrée et dans d’autres pays voisins.
Toutefois, le gouvernement éthiopien affirme rechercher une solution pacifique et négociée. Il assure ne pas vouloir annexer le territoire d’un autre État.
Tensions Éthiopie-Érythrée : le Tigré replonge dans les combats
Les tensions Éthiopie-Érythrée sont directement liées à la reprise des combats dans le Tigré. Cette région avait déjà été ravagée par une guerre entre 2020 et 2022.
Le conflit opposait le gouvernement fédéral éthiopien au Front populaire de libération du Tigré. Les forces érythréennes avaient alors combattu aux côtés de l’armée éthiopienne.
Un accord signé à Pretoria en novembre 2022 avait permis de suspendre les principales hostilités. Toutefois, plusieurs dispositions n’ont jamais été pleinement appliquées.
De nouveaux affrontements ont éclaté en septembre 2026. Ils ont progressivement remis en cause l’accord de paix.
Les combattants tigréens ont lancé des offensives dans plusieurs régions. Les forces alliées au gouvernement fédéral ont ensuite avancé vers Mekele, la capitale du Tigré.
Certains combattants se sont retirés de la ville. Les liaisons aériennes ont repris, mais cette évolution ne signifie pas que la paix est rétablie.
Tensions Éthiopie-Érythrée : des civils de nouveau menacés
Les tensions Éthiopie-Érythrée exposent une nouvelle fois les populations civiles. Human Rights Watch indique avoir reçu des informations concernant des personnes tuées ou blessées par des bombardements dans le sud du Tigré.
L’organisation n’a pas attribué ces attaques à une partie précise. Une enquête indépendante serait nécessaire pour établir les responsabilités.
Plusieurs établissements sanitaires ont fermé ou fonctionnent avec des moyens limités. Certaines banques et infrastructures publiques ont également suspendu leurs activités.
Les habitants rencontrent des difficultés pour accéder à la nourriture, aux médicaments et aux services essentiels.
La précédente guerre avait provoqué une catastrophe humanitaire. Des centaines de milliers de personnes seraient mortes directement ou indirectement à cause des combats, de la faim et de l’effondrement sanitaire.
La reprise des hostilités fait donc craindre un nouveau déplacement massif de populations. Elle menace aussi les efforts de reconstruction engagés depuis 2022.
Tensions Éthiopie-Érythrée : l’ONU hausse le ton
Face aux tensions Éthiopie-Érythrée, le secrétaire général des Nations unies s’est déclaré gravement préoccupé.
Dans une déclaration officielle de l’ONU, il appelle les parties à cesser les combats et à privilégier le dialogue.
L’ONU rappelle également aux États de la région leur obligation de respecter l’intégrité territoriale de leurs voisins. Elle leur demande de ne pas intervenir dans les affaires intérieures d’un autre pays.
Le secrétaire général se dit prêt à proposer ses bons offices. Cette démarche pourrait faciliter une médiation entre Addis-Abeba et Asmara.
Cependant, la réussite d’une telle initiative dépendra de la volonté des deux gouvernements. Les accusations actuelles montrent que la confiance est presque inexistante.
Les organisations régionales pourraient également intervenir. L’Union africaine avait joué un rôle majeur dans les négociations ayant abouti à l’accord de Pretoria.
Tensions Éthiopie-Érythrée : la mer Rouge au centre des inquiétudes
Les tensions Éthiopie-Érythrée possèdent une dimension économique et stratégique importante. L’Érythrée contrôle une longue façade maritime le long de la mer Rouge.
Cette zone se trouve à proximité de routes commerciales essentielles. De nombreux navires circulent entre l’océan Indien, le canal de Suez et les marchés européens.
Une guerre pourrait perturber ces routes et augmenter les risques pour les ports régionaux. Elle pourrait également attirer l’intervention diplomatique ou militaire de puissances étrangères.
L’Éthiopie compte plus de 120 millions d’habitants. Son économie dépend fortement de l’accès aux ports des pays voisins.
L’Érythrée possède, de son côté, les ports d’Assab et de Massaoua. Ces infrastructures expliquent une partie des tensions liées à l’accès maritime.
Cependant, aucun différend économique ne justifierait une violation de la souveraineté d’un État. Les négociations restent donc la seule voie permettant d’éviter une escalade.
La situation rappelle également la fragilité de la région. Consultez notre article sur la frappe de drone au Soudan ayant tué 41 personnes déplacées.
Tensions Éthiopie-Érythrée : une nouvelle guerre peut-elle être évitée ?
Les tensions Éthiopie-Érythrée ont désormais atteint un niveau particulièrement dangereux. Les mouvements militaires, les accusations publiques et la rupture de confiance augmentent le risque d’affrontements directs.
Toutefois, une guerre ouverte n’est pas encore inévitable. Les pressions américaines, africaines et onusiennes pourraient encourager une reprise du dialogue.
La priorité consiste à protéger les civils et à préserver l’accord de paix concernant le Tigré. Les deux pays devront également clarifier leurs positions sur la frontière et l’accès à la mer.
Une enquête indépendante sur les incursions et les bombardements pourrait aider à établir les faits. Elle limiterait également la propagation des informations contradictoires.
Info Côte d’Ivoire suivra les efforts diplomatiques et l’évolution des combats dans cette région stratégique de l’Afrique.


