Les enseignants de Mankono observent 48 heures d’arrêt de travail après l’agression d’un collègue.
Arrêt de travail à Mankono : la tension est montée d’un cran dans le secteur éducation-formation, après l’agression physique d’un enseignant dans la région du Béré.
Réunis au sein de l’Intersyndicale du secteur éducation-formation, les enseignants ont décidé d’observer un mouvement de protestation de 48 heures. Cette décision vise à dénoncer les violences subies par leur collègue et à réclamer de meilleures garanties de sécurité pour l’ensemble des personnels éducatifs.
Selon Le Mandat Express, la décision a été prise à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire organisée le lundi 2 novembre 2026 au Lycée moderne de Mankono.
Arrêt de travail à Mankono après l’agression de Boris Konan
L’enseignant concerné est identifié comme Boris Konan, professeur bivalent en histoire-géographie et lettres modernes au Lycée moderne de Mankono.
Les faits se seraient produits le vendredi 30 octobre 2026 dans un supermarché de la ville, alors que l’enseignant effectuait des achats avec son épouse. Il aurait été violemment pris à partie et battu au cours d’une altercation.
Les circonstances précises de l’agression devront être établies par les autorités compétentes. Les accusations formulées à l’encontre de personnes citées dans la motion syndicale devront également être vérifiées dans le cadre de la procédure appropriée.
Pour les enseignants, cet incident constitue une atteinte grave à l’intégrité physique et morale d’un membre du corps éducatif. Ils estiment que cette situation ne peut pas rester sans réponse.
L’arrêt de travail à Mankono vise ainsi à attirer l’attention des autorités sur la nécessité de protéger les enseignants dans l’exercice de leur métier.
Les revendications des syndicats
À travers leur mouvement, les organisations syndicales demandent plusieurs mesures en faveur de l’enseignant agressé et de l’ensemble des personnels de la région.
Les principales revendications portent notamment sur :
- la prise en charge médicale complète de Boris Konan ;
- un accompagnement psychologique de la victime ;
- des excuses publiques à l’enseignant, à ses collègues et aux fonctionnaires du Béré ;
- la mise en place de garanties concrètes pour assurer la sécurité des enseignants ;
- l’ouverture d’un dialogue entre les syndicats, les autorités administratives et les forces de l’ordre.
L’arrêt de travail à Mankono ne serait donc pas uniquement lié à un cas individuel. Les syndicats veulent également dénoncer ce qu’ils considèrent comme une insécurité grandissante autour des personnels éducatifs.
La motion de protestation a été lue par Yvan Tapé, fédéral du CES-CI, devant les représentants syndicaux réunis au Lycée moderne de Mankono. Après l’assemblée générale, une délégation s’est rendue à la préfecture pour transmettre ses préoccupations.
La mairie de Mankono appelle au calme
La mairie de Mankono avait déjà réagi à l’agression dans un communiqué publié le 31 octobre 2026. Le maire Vagbama Tambla y condamnait fermement les violences et exprimait sa solidarité avec l’enseignant victime ainsi qu’avec l’ensemble du corps enseignant.
Selon L’Avenir, le maire a rencontré le préfet de région, les responsables de la direction régionale de l’Éducation nationale, le proviseur du Lycée moderne, des représentants syndicaux et le représentant du chef de canton.
Ces échanges avaient pour objectif d’examiner la situation et d’envisager des mesures destinées à renforcer la sécurité des enseignants à Mankono.
La municipalité appelle également les différents acteurs à privilégier le calme et le dialogue. Elle estime qu’un acte de violence ne doit pas ternir l’image de la commune ni perturber durablement la scolarité des élèves.
Malgré cette réaction, les enseignants ont maintenu leur décision d’observer un arrêt de travail à Mankono. Ils souhaitent obtenir des engagements précis et des réponses concrètes de la part des autorités.
Arrêt de travail à Mankono : quelles conséquences pour les élèves ?
Le mouvement de 48 heures pourrait entraîner une perturbation des cours dans plusieurs établissements de la région du Béré.
Les élèves pourraient être privés de cours pendant la durée de la protestation, alors que l’année scolaire se poursuit normalement. Les syndicats estiment toutefois que cette action est nécessaire pour rappeler que les enseignants doivent pouvoir travailler dans un environnement sécurisé.
L’arrêt de travail à Mankono intervient dans un contexte où les questions liées aux conditions de travail, au respect des enseignants et à la sécurité dans les établissements occupent une place importante dans les revendications syndicales.
Les organisations syndicales espèrent que cette mobilisation permettra d’obtenir des mesures durables. Elles souhaitent notamment que les autorités renforcent la prévention, améliorent la collaboration avec les forces de sécurité et réagissent rapidement lorsqu’un enseignant est victime de violences.
Info Côte d’Ivoire suit régulièrement les questions liées au secteur éducatif. Un précédent article consacré aux étudiants ajournés de l’INJS avait déjà montré les fortes attentes exprimées par les acteurs de l’éducation et de la formation.
Un appel à protéger les personnels éducatifs
Pour les enseignants de Mankono, la protection des personnels éducatifs doit devenir une priorité. Ils rappellent que les enseignants jouent un rôle essentiel dans la formation des enfants et dans la construction de l’avenir de la région.
L’arrêt de travail à Mankono constitue donc un signal adressé aux autorités administratives et éducatives. Les syndicats demandent que les violences contre les enseignants soient traitées avec sérieux et que les victimes bénéficient d’un accompagnement adapté.
La suite du mouvement dépendra des réponses apportées aux revendications de l’intersyndicale. Une reprise des cours pourrait être envisagée à l’issue des 48 heures, mais les enseignants attendent auparavant des garanties sur la sécurité et la prise en charge de leur collègue.
À ce stade, le dialogue demeure indispensable pour éviter une prolongation de la crise. Les autorités devront également communiquer clairement sur les mesures prises afin de rassurer les enseignants, les élèves et les parents d’élèves.
Arrêt de travail à Mankono : ce qu’il faut retenir
L’intersyndicale du secteur éducation-formation a décrété 48 heures d’arrêt de travail à Mankono après l’agression physique de l’enseignant Boris Konan. Les syndicats réclament sa prise en charge médicale et psychologique, des excuses publiques ainsi que des garanties de sécurité pour les enseignants de la région du Béré.


