Des représentants de six pays africains participent à Abidjan au LABb consacré à la lutte contre le travail des enfants.
Travail des enfants : six pays africains participent, du 26 au 29 octobre 2026 à Abidjan, à un laboratoire d’innovation organisé avec l’OIT pour renforcer l’égalité de genre et concevoir des solutions durables contre l’exploitation infantile.
Travail des enfants : six pays réunis à Abidjan
La Côte d’Ivoire accueille cette rencontre aux côtés du Ghana, du Kenya, du Mali, du Nigeria et de l’Ouganda. Les représentants de ces pays doivent partager leurs expériences et examiner de nouvelles stratégies d’intervention.
Les travaux se déroulent pendant quatre jours dans la capitale économique ivoirienne. Ils réunissent différents acteurs engagés dans la protection des enfants et la promotion des droits fondamentaux au travail.
Cette rencontre est organisée avec le soutien de l’Organisation internationale du Travail, institution spécialisée des Nations unies chargée de promouvoir la justice sociale et le travail décent.
L’objectif consiste notamment à renforcer la coopération entre les six pays. Les participants doivent également identifier les pratiques pouvant être adaptées aux réalités sociales et économiques de chaque État.
Travail des enfants : le LABb cherche des solutions innovantes
Le programme prend la forme d’un LABb, présenté comme un laboratoire d’innovation consacré à l’égalité de genre et à la non-discrimination.
Cette méthode doit permettre aux participants de dépasser les échanges théoriques. Ils sont appelés à analyser les difficultés rencontrées sur le terrain et à élaborer des réponses susceptibles d’être appliquées concrètement.
Les discussions portent notamment sur les facteurs économiques, sociaux et familiaux qui exposent certains enfants au travail précoce. La pauvreté, la déscolarisation et la vulnérabilité des familles peuvent favoriser ces situations.
Cependant, les réponses ne peuvent pas uniquement reposer sur les contrôles ou les sanctions. Elles doivent aussi améliorer l’accès à l’éducation, soutenir les familles et renforcer les mécanismes locaux de protection.
Travail des enfants : intégrer l’égalité de genre
La question du genre occupe une place importante dans les travaux du laboratoire. En effet, les filles et les garçons ne sont pas toujours exposés aux mêmes formes d’exploitation.
Certaines activités exercées par les filles peuvent rester invisibles. C’est notamment le cas du travail domestique effectué dans des conditions dangereuses ou au détriment de la scolarité.
Les garçons peuvent, quant à eux, être davantage exposés à certaines activités agricoles, minières ou commerciales. Les politiques publiques doivent donc tenir compte de ces différences.
L’approche retenue à Abidjan vise ainsi à développer des solutions inclusives. Celles-ci doivent protéger tous les enfants, sans discrimination liée au sexe, à l’origine sociale ou à la situation géographique.
Travail des enfants : la Côte d’Ivoire maintient son engagement
La Côte d’Ivoire mène depuis plusieurs années différentes actions contre le travail des enfants. Ces initiatives concernent notamment les secteurs agricoles et les communautés productrices de cacao.
Le pays dispose également du Système d’observation et de suivi du travail des enfants en Côte d’Ivoire. Ce mécanisme est destiné à faciliter la détection, le signalement et la prise en charge des situations préoccupantes.
Par ailleurs, les actions nationales associent les autorités, les partenaires sociaux, les organisations internationales et les acteurs communautaires.
En septembre 2025, l’OIT et les autorités ivoiriennes avaient déjà réaffirmé leur volonté d’intensifier la lutte contre ce phénomène. Cette mobilisation s’inscrit dans l’objectif international d’abolition effective du travail des enfants. Consulter les informations de l’OIT.
Travail des enfants : renforcer la coopération africaine
La participation de six pays donne une dimension régionale à la rencontre d’Abidjan. Malgré des contextes différents, ces États rencontrent plusieurs difficultés communes.
Les déplacements de populations, la pauvreté et l’activité économique informelle peuvent accroître la vulnérabilité des enfants. Par conséquent, une coordination entre les pays peut faciliter l’échange d’informations et de méthodes efficaces.
Chaque délégation pourra présenter les actions conduites sur son territoire. Les participants pourront ensuite déterminer les solutions pouvant être reproduites dans d’autres pays.
Cette coopération est également importante face aux situations transfrontalières. Certains enfants peuvent être déplacés loin de leur famille ou exploités à l’extérieur de leur communauté d’origine.
Travail des enfants : les communautés au cœur des réponses
La réussite des politiques nationales dépend fortement de la mobilisation des communautés. Les familles, les enseignants, les producteurs et les autorités locales jouent un rôle essentiel dans le signalement des situations à risque.
La sensibilisation doit également permettre de mieux distinguer les activités éducatives adaptées à l’âge des formes de travail dangereuses. Toute participation d’un enfant à une tâche familiale ne constitue pas automatiquement du travail des enfants.
En revanche, une activité devient préoccupante lorsqu’elle compromet sa santé, sa sécurité, son développement ou sa fréquentation scolaire.
Des initiatives locales de protection de l’enfance à Ouangolodougou illustrent l’importance de la coordination entre les acteurs communautaires et institutionnels.
Travail des enfants : quatre jours pour préparer l’action
Les travaux engagés le 26 octobre doivent s’achever le 29 octobre 2026. Les participants devraient utiliser cette période pour approfondir les diagnostics et structurer leurs propositions.
Les solutions envisagées devront toutefois être adaptées aux capacités de chaque pays. Elles nécessiteront également un suivi afin que les recommandations débouchent sur des actions mesurables.
La rencontre d’Abidjan confirme ainsi la volonté des six pays et de l’OIT de maintenir la lutte contre le travail des enfants parmi leurs priorités.
Elle rappelle surtout que l’élimination de ce phénomène nécessite une action collective. Les gouvernements, les familles, les entreprises et les communautés doivent agir ensemble pour garantir aux enfants une éducation et un environnement protecteur.
Info Côte d’Ivoire suivra les conclusions de ce laboratoire ainsi que les engagements qui seront annoncés à l’issue des travaux.


