Les secours fouillent les décombres d’un immeuble en construction effondré dans le quartier d’Eastleigh à Nairobi.
Effondrement à Nairobi : sept personnes sont portées disparues après la chute, vendredi 23 octobre 2026, d’un immeuble en construction dans le quartier d’Eastleigh. Une femme a été secourue tandis que les recherches se poursuivent sous les décombres.
Effondrement à Nairobi : sept personnes recherchées
Les services de secours kényans poursuivent leurs recherches dans l’immense amas de béton laissé par l’écroulement du bâtiment.
Le ministre kényan de l’Intérieur, Kipchumba Murkomen, a annoncé que sept personnes avaient été signalées disparues. Leur présence sous les décombres n’avait cependant pas encore été confirmée pour chacune d’entre elles.
Une équipe regroupant plusieurs services publics a été déployée sur le site. Des secouristes, des policiers et des spécialistes de la gestion des catastrophes participent aux opérations.

L’effondrement à Nairobi s’est produit vendredi vers 13 heures. Le bâtiment se trouvait dans une rue commerçante très fréquentée du quartier d’Eastleigh.
Ce secteur densément peuplé accueille quotidiennement de nombreux commerçants, habitants et travailleurs. L’écroulement a donc immédiatement fait craindre un bilan humain important.
Selon Africanews, l’immeuble de plusieurs étages était toujours en construction au moment du drame.
Effondrement à Nairobi : une femme extraite des décombres
Une femme blessée a été retrouvée vivante puis transportée dans un établissement sanitaire. Aucun bilan officiel définitif n’avait encore été communiqué samedi matin.
Des témoins auraient également entendu une personne appeler à l’aide depuis les décombres. Cependant, sa voix aurait ensuite cessé d’être audible.
Un ouvrier qui travaillait au cinquième étage a raconté avoir quitté le chantier quelques instants avant l’écroulement. Il craint que plusieurs de ses collègues soient restés dans le sous-sol.
Certains habitants ont déclaré avoir reçu des appels de proches potentiellement coincés sous les gravats. Les communications auraient ensuite été interrompues.
Les équipes de recherche tentent donc d’atteindre les espaces susceptibles d’avoir résisté à la chute des différents étages.
Effondrement à Nairobi : les secours confrontés au danger
Les opérations ont été ralenties par le manque initial d’engins lourds. Des secouristes ont commencé leurs recherches avec des moyens limités avant l’arrivée de plusieurs excavatrices.
La stabilité des bâtiments voisins constitue également une source d’inquiétude. La structure effondrée s’appuierait partiellement contre une construction voisine.
Les autorités redoutent donc un nouvel écroulement. Un périmètre de sécurité a été établi afin de protéger les secouristes et les habitants.
La police a demandé aux personnes rassemblées autour du site de libérer les voies d’accès. Des mouvements de foule et des tentatives de pillage auraient compliqué l’arrivée des services d’urgence.
Les forces de sécurité ont utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser certains groupes. Leur objectif était de dégager l’espace nécessaire aux ambulances et aux engins de secours.
Effondrement à Nairobi : des commerces occupaient le rez-de-chaussée
Le bâtiment était toujours en construction. Pourtant, plusieurs commerces fonctionnaient déjà au rez-de-chaussée.
Une boutique d’appareils électroniques, une boucherie et une épicerie auraient notamment occupé les premiers espaces de l’immeuble.
Le gouverneur de Nairobi, Johnson Sakaja, a déclaré que la construction avait reçu une autorisation. Cependant, le bâtiment ne possédait pas encore de certificat d’occupation.
L’ouverture des commerces au rez-de-chaussée n’était donc pas autorisée. Les investigations devront déterminer les responsabilités liées à cette utilisation anticipée.
La National Construction Authority a indiqué que le projet avait été enregistré en juillet 2025. Cet enregistrement ne suffit cependant pas à expliquer les causes de l’effondrement.
Une enquête technique devra examiner les matériaux employés, les plans, la qualité des travaux et le respect des différentes inspections.
Effondrement à Nairobi : une enquête pour négligence annoncée
Le chef de la police de Nairobi, Issa Mohamud, a promis que les éventuelles négligences seraient examinées.
Les propriétaires, les entreprises de construction et les professionnels chargés de superviser le chantier pourraient être entendus.
Les autorités devront également vérifier si les travaux respectaient les plans initialement approuvés. Une modification non autorisée du nombre d’étages pourrait fragiliser une structure.
Toutefois, aucune cause précise n’a encore été officiellement établie. Il serait donc prématuré d’attribuer l’écroulement à une entreprise ou à une personne particulière.
La priorité demeure la recherche des personnes disparues. L’enquête technique commencera pleinement lorsque le site aura été sécurisé.
Effondrement à Nairobi : la sécurité des bâtiments interrogée
Ce nouveau drame relance le débat sur la sécurité des constructions dans la capitale kényane.
Nairobi connaît une croissance démographique et immobilière importante. Des immeubles de grande hauteur apparaissent rapidement dans plusieurs quartiers.
Cette expansion exerce une forte pression sur les mécanismes de contrôle. Les autorités locales sont régulièrement accusées de ne pas effectuer suffisamment d’inspections.
En 2025, les autorités kényanes avaient constaté qu’une grande proportion des bâtiments examinés ne respectait pas toutes les normes ou ne possédait pas les autorisations nécessaires.
En avril 2016, l’effondrement d’un immeuble de six étages avait fait 49 morts dans le nord-est de Nairobi. En septembre 2022, cinq personnes avaient également péri dans un autre écroulement près de la capitale.
Ces précédents renforcent les appels à un contrôle plus strict des chantiers. Les sanctions doivent aussi être suffisamment dissuasives contre les propriétaires qui ouvrent des bâtiments avant leur validation.
Les recherches se poursuivent dans le quartier d’Eastleigh
Le nombre exact de personnes présentes dans l’immeuble au moment de sa chute reste inconnu. Les autorités recueillent les signalements des familles et des employeurs.
Un espace a été installé près du site pour enregistrer les noms des personnes portées disparues. Cette procédure doit aider les secours à établir un bilan plus précis.
La situation peut encore évoluer durant les prochaines heures. Toute information concernant des décès doit donc attendre une confirmation officielle.
Cet effondrement à Nairobi intervient quelques jours après une autre catastrophe ayant touché un bâtiment de la capitale. Quatre ouvriers avaient alors été blessés, mais toutes les personnes présentes avaient finalement été retrouvées.
Info Côte d’Ivoire avait également relaté une autre affaire majeure survenue au Kenya, avec la condamnation de Paul Mackenzie pour 191 meurtres.
Info Côte d’Ivoire suivra les recherches à Eastleigh ainsi que les conclusions de l’enquête annoncée par les autorités kényanes.


