Le président Alassane Ouattara a signé l’acte additionnel instituant le nouveau Pacte UEMOA.
Pacte UEMOA : Alassane Ouattara a signé, jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan, l’acte additionnel rétablissant le mécanisme régional de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité entre les États membres de l’Union.
Pacte UEMOA : une signature importante à Abidjan
Le président de la République de Côte d’Ivoire a reçu Abdoulaye Diop, président de la Commission de l’Union économique et monétaire ouest-africaine.
La rencontre s’est déroulée le jeudi 22 octobre 2026 à Abidjan. Elle a été suivie d’une cérémonie consacrée à la signature d’un acte additionnel.
Ce document institue le nouveau Pacte UEMOA de convergence, de stabilité, de croissance et de solidarité. Il doit renforcer la coordination des politiques économiques entre les États membres de l’organisation.
Selon la publication de la Présidence relayée par Abidjan.net, le texte représente un élément essentiel du dispositif régional de surveillance multilatérale.

Pacte UEMOA : pourquoi le mécanisme est-il rétabli ?
L’ancienne version du pacte avait été temporairement suspendue en 2020. Cette décision était notamment liée aux conséquences économiques de la pandémie de Covid-19.
La crise avait fortement perturbé les finances publiques et l’activité économique des pays membres. Plusieurs gouvernements avaient alors engagé des dépenses exceptionnelles pour soutenir les populations et les entreprises.
Le rétablissement du Pacte UEMOA intervient donc dans un contexte de normalisation progressive. L’objectif consiste à remettre en place un cadre commun de suivi des performances macroéconomiques.
Le mécanisme doit également favoriser une meilleure cohérence entre les politiques budgétaires nationales et la politique monétaire commune.
Cependant, la signature ivoirienne ne suffit pas encore à rendre le texte définitivement applicable. Les chefs d’État des autres pays membres devront également signer l’acte additionnel.
Pacte UEMOA : un outil de surveillance économique
Le Pacte UEMOA permet d’examiner régulièrement la situation économique et financière des États membres.
Il porte notamment sur la stabilité budgétaire, la croissance, l’endettement et la gestion des finances publiques. Il vise également à prévenir les déséquilibres susceptibles d’affecter l’ensemble de l’Union.
Cette surveillance repose sur des échanges d’informations et des évaluations communes. Ainsi, chaque pays demeure responsable de son budget, mais ses décisions sont analysées dans un cadre régional.
Cette coordination reste importante, car les États membres partagent une même monnaie et une politique monétaire commune.
Pacte UEMOA : une croissance régionale supérieure à 6 %
Au cours de son entretien avec Alassane Ouattara, Abdoulaye Diop a présenté un bilan des activités de l’institution régionale.
Il a également rendu compte de sa participation aux assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale organisées à Bangkok, en Thaïlande.
Selon le président de la Commission, les partenaires financiers ont salué la résilience des économies de l’Union. Il a notamment indiqué que les taux de croissance de la zone dépassaient 6 % depuis plusieurs années.
Toutefois, une croissance économique élevée ne garantit pas automatiquement une amélioration des conditions de vie. Les investissements, les emplois et les services publics doivent également bénéficier aux populations.
Les partenaires auraient donc recommandé la consolidation des résultats obtenus. Ils ont aussi encouragé la mise en œuvre de programmes répondant davantage aux préoccupations sociales.
Le rôle économique de la Côte d’Ivoire dans le Pacte UEMOA
La Côte d’Ivoire représente la première économie de l’Union. Ses performances influencent donc fortement les résultats globaux de la zone.
Abdoulaye Diop a souligné le dynamisme économique observé dans le pays depuis plus de dix ans. Il a également évoqué les innovations utilisées pour financer le budget national et le Programme national de développement.
Certaines de ces méthodes pourraient, selon lui, inspirer les autres pays membres. Cette coopération permettrait de partager les expériences qui ont produit des résultats favorables.
La Côte d’Ivoire occupe également une place importante dans les échanges commerciaux régionaux. Ses infrastructures portuaires, ses entreprises et son marché participent à l’intégration économique ouest-africaine.
Cette dynamique rejoint d’autres initiatives régionales déjà examinées par Info Côte d’Ivoire, notamment les négociations entre l’AES et la CEDEAO.
Pacte UEMOA : quels changements pour les populations ?
Le Pacte UEMOA reste avant tout un instrument de coordination entre les gouvernements. Ses effets sur les populations dépendront des politiques qui seront effectivement adoptées.
Une meilleure gestion budgétaire peut favoriser la stabilité des prix et préserver la capacité des États à financer les services publics.
De même, une dette maîtrisée peut réduire les risques pesant sur les investissements nationaux. Elle peut aussi renforcer la confiance des partenaires et des investisseurs.
Cependant, les efforts de convergence peuvent entraîner des arbitrages difficiles. Les gouvernements doivent concilier la discipline budgétaire avec les dépenses nécessaires dans la santé, l’éducation et les infrastructures.
Par conséquent, l’application du pacte devra tenir compte des réalités économiques et sociales de chaque pays.
Pacte UEMOA : les prochaines étapes attendues
Après la signature d’Alassane Ouattara, les autres chefs d’État de l’Union devront se prononcer à leur tour.
L’adoption définitive du Pacte UEMOA dépendra donc de l’achèvement de ce processus. Les modalités précises de son application devront ensuite être présentées.
Le suivi portera notamment sur les critères économiques retenus, le calendrier et les mécanismes d’évaluation.
Le ministre-directeur de cabinet de la Présidence, Fidèle Sarassoro, et le ministre de l’Économie, des Finances et du Budget, Adama Coulibaly, ont assisté à la rencontre.
La signature réalisée à Abidjan constitue ainsi une première étape institutionnelle. Elle confirme la volonté de relancer la coordination économique au sein de l’Union.
Info Côte d’Ivoire suivra les prochaines signatures et les décisions relatives à l’entrée en application du nouveau pacte régional.


