Le BLA 2026 rassemble à Abidjan une centaine de marques et des professionnels venus de 20 pays.
La protection des marques doit devenir une priorité pour les entreprises ivoiriennes et africaines. Cet appel a été lancé lors de l’ouverture de la deuxième édition du salon Brands Licensing Africa.
L’événement, également appelé BLA 2026, s’est ouvert jeudi 15 octobre au Parc des expositions d’Abidjan. Il rassemble pendant deux jours une centaine de marques et des professionnels venus de 20 pays.
Le président de la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, Touré Faman, a invité les entrepreneurs à mieux protéger leurs créations. Cette démarche doit préserver leur valeur économique et renforcer leur compétitivité.
La protection des marques au centre du BLA 2026
Une marque permet à une entreprise de distinguer ses produits ou ses services. Elle peut prendre la forme d’un nom, d’un logo, d’un signe ou d’une identité visuelle.
Cependant, la création d’une marque ne suffit pas toujours à assurer sa protection juridique. L’entrepreneur doit accomplir les démarches nécessaires auprès des organismes compétents.
Sans cette précaution, une autre personne pourrait utiliser un nom ou un signe proche. Une telle situation peut provoquer une confusion chez les consommateurs et nuire à l’entreprise d’origine.
Selon les informations publiées par l’Agence ivoirienne de presse, Touré Faman a insisté sur la valeur économique des marques.
La protection des marques ne constitue donc pas une simple formalité administrative. Elle participe directement à la sécurisation des activités et des investissements d’une entreprise.
La protection des marques renforce la compétitivité
Une marque connue peut devenir l’un des principaux actifs d’une société. Elle permet aux consommateurs d’identifier facilement l’origine d’un produit.
Elle peut également représenter une promesse de qualité. Lorsqu’un client fait confiance à une marque, il peut choisir plus facilement ses produits face à ceux des concurrents.
La protection des marques contribue ainsi à préserver cette confiance. Elle empêche, dans les limites prévues par la loi, l’utilisation non autorisée d’une identité commerciale protégée.
Pour les petites et moyennes entreprises, cet enjeu est particulièrement important. Elles consacrent souvent du temps et des ressources à construire leur réputation.
Une imitation peut détourner leur clientèle et réduire leurs revenus. Elle peut également dégrader leur image si des produits de mauvaise qualité sont commercialisés sous un nom ressemblant.
La protection des marques pour les jeunes entreprises
Les jeunes entrepreneurs se concentrent généralement sur le financement, la production et la recherche de clients. La protection de leur identité commerciale peut alors être reportée.
Pourtant, une entreprise qui commence à se développer devient plus exposée aux copies. Elle peut découvrir tardivement qu’un tiers utilise déjà son nom ou son logo.
Il est donc préférable d’effectuer certaines vérifications avant le lancement commercial. L’entrepreneur doit notamment s’assurer que le nom choisi ne reproduit pas une marque déjà protégée.
La protection des marques doit également être intégrée dans le budget initial de l’entreprise. Elle représente un investissement destiné à sécuriser son développement futur.
Une centaine de marques présentes au BLA 2026
La deuxième édition du Brands Licensing Africa réunit une centaine de marques. Des experts et professionnels venus de 20 pays prennent également part aux activités.
Cette diversité permet aux participants de partager leurs expériences. Elle favorise aussi la création de relations entre les entreprises, les créateurs et les spécialistes de la propriété intellectuelle.
L’ouverture sous-régionale constitue l’une des nouveautés de cette édition. Le Bénin participe notamment au partage d’expériences avec les acteurs ivoiriens.
La protection des marques dépasse effectivement les frontières nationales. Une entreprise souhaitant exporter doit réfléchir à la sécurisation de son identité sur ses marchés cibles.
Une protection obtenue dans un espace déterminé ne produit pas nécessairement les mêmes effets partout. Les entreprises doivent donc se renseigner avant de développer leurs activités à l’étranger.
La protection des marques dans les industries culturelles
Les industries culturelles et créatives occupent une place plus importante dans cette édition. Elles comprennent notamment la musique, la mode, le cinéma, le design et les productions numériques.
Dans ces secteurs, l’image et la réputation possèdent une forte valeur économique. Un nom d’artiste, un personnage, une œuvre ou un univers visuel peut générer différentes activités commerciales.
Le système de licence permet au titulaire d’autoriser un partenaire à utiliser certains éléments protégés. Cette utilisation doit être encadrée par un accord précisant les conditions, la durée et la rémunération.
La protection des marques facilite donc le développement de ces partenariats. Elle permet au créateur ou à l’entreprise de mieux contrôler l’exploitation de son identité.
Les licences comme sources de revenus
Une marque bien structurée peut être utilisée sur différents produits. Elle peut apparaître sur des vêtements, des accessoires, des supports numériques ou des objets promotionnels.
Le titulaire peut exploiter directement ces possibilités. Il peut également accorder une licence à une autre entreprise contre une rémunération.
Toutefois, un accord mal défini peut provoquer des conflits. Les parties doivent préciser les territoires concernés, les produits autorisés et les normes de qualité à respecter.
La protection juridique constitue donc la base d’une stratégie de licence crédible. Sans droits clairement établis, il devient difficile de négocier avec des partenaires.
La protection des marques et la croissance économique
Le développement de marques ivoiriennes fortes peut soutenir la transformation de l’économie. Il permet aux entreprises de vendre des produits possédant une identité et une valeur ajoutée.
Cette ambition rejoint les objectifs d’industrialisation du pays. Info Côte d’Ivoire a déjà présenté les principaux enjeux du Plan national de développement de la Côte d’Ivoire.
La transformation locale des matières premières doit s’accompagner de stratégies commerciales solides. Les produits ivoiriens doivent être identifiables, attractifs et protégés sur les marchés.
Une marque forte peut également faciliter l’exportation. Elle aide l’entreprise à se différencier et à fidéliser des consommateurs dans plusieurs pays.
Cependant, la protection des marques doit être accompagnée d’une production de qualité. L’enregistrement juridique ne peut pas compenser un produit défaillant ou un mauvais service.
Après le BLA 2026, des démarches concrètes attendues
Le BLA 2026 offre aux entreprises un espace de sensibilisation, de formation et de rencontres. Les participants peuvent mieux comprendre les enjeux économiques liés aux marques et aux licences.
Cependant, les résultats du salon dépendront des démarches réalisées après l’événement. Les entrepreneurs devront vérifier la disponibilité de leurs signes et accomplir les procédures adaptées.
Ils devront aussi surveiller l’utilisation de leur identité commerciale. En cas d’imitation, ils devront conserver les preuves et consulter des professionnels compétents.
La protection des marques représente finalement un élément essentiel de toute stratégie entrepreneuriale. Elle protège la réputation, sécurise les investissements et facilite la conclusion de partenariats.
L’appel lancé par Touré Faman rappelle ainsi aux entreprises africaines qu’une marque ne doit pas seulement être créée. Elle doit également être protégée, valorisée et développée durablement.
Info Côte d’Ivoire suivra les initiatives destinées à renforcer la propriété intellectuelle et la compétitivité des entreprises ivoiriennes.


