Image d'illustration relative à l'enquête judiciaire sur le meurtre de la jeune jardinière Bintou Konaté à Man.
La ville de Man, perle de l’ouest de la Côte d’Ivoire, se réveille ce matin dans un état de stupeur et d’indicible tristesse. Le lundi 1er juin 2026 restera désormais gravé dans les mémoires locales comme le jour où la barbarie a frappé au cœur du paisible quartier d’Houphouët-Ville. La découverte macabre du corps sans vie de la jeune Bintou Konaté, âgée de seulement 19 ans, a déclenché une onde de choc qui dépasse largement les frontières de la commune. Jeune femme dynamique, courageuse et respectée de tous, elle exerçait avec passion le métier de jardinière, embellissant le quotidien de ses concitoyens avant que sa propre vie ne lui soit brutalement et injustement arrachée.
LE FILM DU DRAME ET LES PREMIÈRES CONSTATATIONS MACABRES
Tout a commencé en début d’après-midi, lorsque les proches de la victime ont commencé à s’inquiéter de son silence totalement inhabituel. Habituellement très ponctuelle et communicative, Bintou ne répondait plus aux appels téléphoniques et n’avait pas donné signe de vie à ses clients du secteur horticole. Alertés par cette absence suspecte, des membres de sa famille et des voisins ont décidé de se rendre directement à son domicile situé dans une ruelle calme d’Houphouët-Ville. En forçant la porte d’entrée qui était close, ils ont fait la plus effroyable des découvertes.
Le corps inanimé de la jeune fille gisait au sol au milieu de la pièce principale. Les secours, rapidement dépêchés sur les lieux aux côtés des forces de l’ordre, n’ont pu que constater le décès de la victime. Les premières constatations médico-légales effectuées sur place se révèlent d’une cruauté absolue. Bintou Konaté a succombé à des traumatismes multiples provoqués par des violences physiques d’une violence inouïe. Les marques retrouvées sur le corps témoignent d’une lutte acharnée et d’un déchaînement de force qui ne laissait aucune chance de survie à la jeune femme. La scène de crime a immédiatement été gelée par la police pour permettre aux techniciens de la police scientifique de collecter les moindres indices matériels.
L’ENQUÊTE CRIMINELLE ET LA TRAQUE ACTIVE DU COMPAGNON
Devant la gravité extrême des faits, le procureur de la République près le tribunal de première instance de Man a immédiatement ordonné l’ouverture d’une enquête judiciaire pour homicide volontaire. Les enquêteurs de la police criminelle ont pris le dossier en main et ont commencé à interroger minutieusement le voisinage, les collègues de travail ainsi que les membres de la famille pour reconstituer l’emploi du temps de la victime durant les dernières 24 heures précédant le drame.
Très rapidement, les soupçons des enquêteurs se sont focalisés sur une cible unique et précise. Les témoignages concordants recueillis auprès de l’entourage pointent tous vers le compagnon de la jeune jardinière. Plusieurs résidents du quartier ont affirmé avoir entendu des éclats de voix et des disputes violentes provenir de la maison les jours précédant la découverte du corps. Pour des raisons d’ordre stratégique et pour préserver le secret de l’instruction, l’identité complète du suspect n’a pas encore été formellement divulguée par les autorités judiciaires. Néanmoins, l’homme est devenu le suspect numéro un. Introuvable et en fuite depuis la découverte du crime, il fait désormais l’objet d’un mandat de recherche national et d’une traque méthodique de la part de toutes les unités de sécurité de la région du Tonkpi.
L’ONDE DE CHOC ET L’URGENT APPEL À LA JUSTICE
L’annonce de ce drame a plongé les habitants de Man dans un mélange de profonde douleur et de vive colère. Les collègues de Bintou Konaté, ainsi que les clients qui appréciaient son sérieux, décrivent une jeune fille particulièrement travailleuse, sans histoire, qui tentait de construire dignement son avenir grâce à son activité professionnelle. La colère gronde dans les rues d’Houphouët-Ville où les populations réclament l’arrestation immédiate et le châtiment exemplaire du coupable de cet acte ignoble.
Ce nouveau cas de féminicide remet douloureusement au centre du débat national la question cruciale des violences conjugales et des crimes faits aux femmes en Côte d’Ivoire. Les organisations locales de la société civile et les collectifs de défense des droits humains se mobilisent activement à Man. Ils réclament non seulement que justice soit faite pour Bintou, mais demandent aussi un renforcement des mesures de protection pour les jeunes femmes vulnérables face aux violences de leurs partenaires. Une cellule de soutien psychologique a été improvisée par les proches pour accompagner la famille de la victime, totalement dévastée par cette perte tragique.


