Des propriétaires terriens de Gueya et Tapeguhé demandent le règlement de leurs droits liés au site de l’école de gendarmerie.
Indemnisation à Toroguhé : des propriétaires terriens de Gueya et Tapeguhé ont interpellé l’État, samedi 24 octobre 2026 à Daloa, près de trente ans après la cession de 51 hectares destinés à l’école de gendarmerie et à son espace d’entraînement.
Indemnisation à Toroguhé : une attente depuis 1997
Le dossier remonterait à 1997. Cette année-là, des familles des villages de Gueya et de Tapeguhé auraient accepté de mettre 51 hectares de terres à la disposition de l’État.
Ces parcelles devaient servir à la construction de l’école de gendarmerie de Toroguhé et à l’aménagement d’un espace d’entraînement.
Près de trois décennies plus tard, les personnes concernées affirment toujours attendre le paiement de leurs droits coutumiers.
Elles se sont réunies le samedi 24 octobre 2026 à Tapeguhé, dans la commune de Daloa. Cette rencontre devait leur permettre d’examiner l’état du dossier et de définir de nouvelles démarches auprès des autorités.
Les propriétaires demandent désormais une réponse claire sur le traitement administratif de leur réclamation.
Indemnisation à Toroguhé : 51 hectares concernés
Les représentants des familles soutiennent que la superficie mise à la disposition de l’État atteint 51 hectares.
Ils expliquent avoir accepté cette cession pour faciliter la construction d’une infrastructure destinée à la formation des gendarmes ivoiriens.
Selon le ministère ivoirien de la Défense, l’école de gendarmerie de Toroguhé se trouve à environ sept kilomètres de Daloa, sur l’axe reliant Daloa à Vavoua.
L’établissement a accueilli ses premiers élèves gendarmes le 28 novembre 1998. Il est chargé de la formation des sous-officiers de la Gendarmerie nationale.
Cette mission d’intérêt public n’est pas contestée par les propriétaires. Leur revendication concerne principalement la compensation des terres qu’ils disent avoir cédées.
Indemnisation à Toroguhé : des protocoles évoqués
Les propriétaires terriens affirment que plusieurs démarches administratives ont déjà été entreprises.
D’après leur témoignage, des protocoles auraient été établis en présence de représentants de différents ministères et services de l’État.
Les ministères de l’Agriculture, de la Défense et de l’Intérieur auraient notamment été associés aux procédures. Des représentants du Trésor public et des services fiscaux auraient également participé aux échanges.
Toutefois, aucun document officiel communiqué publiquement ne permet, pour le moment, de préciser le montant de l’indemnisation réclamée ou le calendrier envisagé pour son paiement.
Les autorités concernées n’avaient pas encore présenté publiquement leur version détaillée du dossier au moment de la rédaction de cet article.
Indemnisation à Toroguhé : les familles interpellent l’État
Zozo Bai Célestin, présenté comme l’un des porte-parole des propriétaires, affirme que plusieurs autorités préfectorales ont déjà été saisies.
Selon lui, ces démarches successives n’ont pas permis d’obtenir le règlement attendu.
Digbeu Hugues Chambelin et Tapé Ladou ont également appelé le gouvernement à examiner le dossier. Les représentants souhaitent que les services compétents déterminent officiellement les droits applicables.
Ils demandent notamment une clarification sur la reconnaissance des propriétaires, la superficie réellement concernée et les engagements éventuellement pris lors de la mise à disposition des parcelles.
Cette clarification apparaît indispensable pour éviter une aggravation du différend foncier.
Pour les familles concernées, le dossier ne se limite pas à une revendication financière.
Elles expliquent que les terres rurales représentent à la fois un patrimoine familial, un espace agricole et une réserve destinée aux générations futures.
La perte d’une superficie importante peut réduire les possibilités de culture ou de construction de logements pour les descendants.
Les propriétaires affirment ne pas disposer des ressources nécessaires pour acheter de nouvelles terres. Ils redoutent donc une dégradation progressive de leurs conditions de vie.
Ces préoccupations expliquent leur volonté de relancer le dossier après plusieurs années d’attente.
Indemnisation à Toroguhé : un règlement administratif attendu
La question de l’indemnisation à Toroguhé nécessite désormais un examen contradictoire des documents disponibles.
Les services de l’État devront notamment vérifier les titres, les accords signés, les limites du site et l’identité des bénéficiaires potentiels.
Cette vérification pourrait permettre de déterminer si une indemnisation avait été officiellement prévue et quelles démarches restent nécessaires pour achever la procédure.
Le traitement du dossier devra également tenir compte du droit foncier ivoirien et de la reconnaissance des droits coutumiers.
Une médiation associant les propriétaires, les autorités préfectorales, les services fonciers et les ministères concernés pourrait contribuer à clarifier la situation.
Indemnisation à Toroguhé : la transparence demandée
Les propriétaires terriens de Gueya et Tapeguhé disent privilégier un règlement institutionnel.
Leur mobilisation du 24 octobre constitue un nouvel appel adressé aux autorités ivoiriennes. Ils espèrent obtenir une réponse officielle et un calendrier précis.
Ce dossier rappelle l’importance de la transparence dans les opérations de libération ou d’acquisition d’emprises destinées aux infrastructures publiques.
Les populations doivent pouvoir connaître les critères d’éligibilité, les montants retenus et les différentes étapes de paiement.
Un autre dossier d’indemnisation est actuellement suivi à Abidjan. Selon les responsables du projet, 11 644 personnes affectées par le Métro d’Abidjan ont déjà été indemnisées.
Dans le cas de Toroguhé, les familles attendent désormais une communication des autorités permettant d’établir les faits et de déterminer les solutions possibles.
Info Côte d’Ivoire suivra l’évolution de cette réclamation et les éventuelles réponses des institutions concernées.


