La Côte d’Ivoire prépare un cadre juridique consacré à la prévention et à la prise en charge des troubles mentaux.
Santé mentale : la Côte d’Ivoire présente, ce mardi 27 octobre 2026, les actions engagées pour améliorer la prévention et la prise en charge. Cette communication intervient alors qu’un avant-projet de loi consacré aux troubles mentaux est en préparation.
Santé mentale : une présentation gouvernementale ce 27 octobre
La promotion de la santé mentale doit être au centre d’une nouvelle édition de l’émission gouvernementale « Tout Savoir Sur ». La rencontre est annoncée ce mardi 27 octobre 2026 à 15 heures.
Selon le portail officiel du gouvernement ivoirien, cette émission doit permettre de présenter les actions menées en Côte d’Ivoire. Elle sera diffusée sur les plateformes numériques gouvernementales.
Cette communication intervient dans un contexte particulier. En effet, les autorités préparent un texte juridique spécifiquement consacré aux personnes atteintes de troubles mentaux.
L’objectif consiste notamment à mieux organiser la prévention, les soins et la protection des patients. De plus, le futur cadre devrait préciser les responsabilités des différents acteurs du secteur.
Santé mentale : un avant-projet de loi en préparation
La Côte d’Ivoire ambitionne d’adopter une loi destinée à encadrer la santé mentale. Un atelier de préparation s’est tenu du 15 au 17 octobre 2026 à l’hôtel La Rose Blanche, à Cocody.
Cette rencontre a été organisée par le ministère de la Santé, de l’Hygiène publique et de la Couverture maladie universelle. La Direction des affaires juridiques et du contentieux ainsi que le Programme national de santé mentale ont participé aux travaux.
D’après le ministère ivoirien de la Santé, le texte doit répondre à plusieurs difficultés observées sur le terrain. Il s’agit notamment du manque de structures adaptées, de la stigmatisation et de l’insuffisance du cadre juridique.

Le projet doit également encadrer l’admission des patients dans les établissements spécialisés. Ainsi, les différentes formes de prise en charge pourraient bénéficier de règles plus précises.
Santé mentale : plusieurs institutions associées
L’atelier a réuni des psychiatres, des psychologues et des juristes. Des représentants de plusieurs ministères ont également pris part aux discussions.
Les départements chargés de la Santé, de la Justice, de la Défense et de l’Intérieur étaient notamment représentés. Des responsables de la Famille, de la Solidarité, de l’Emploi et de la Protection sociale ont aussi participé.
En outre, des organisations de la société civile ont été associées aux travaux. Cette diversité doit favoriser l’élaboration d’un cadre prenant en compte les dimensions médicales, sociales et juridiques de la santé mentale.
La prise en charge ne concerne effectivement pas uniquement les hôpitaux. Elle implique aussi les familles, les établissements scolaires, les employeurs, les services sociaux et les autorités judiciaires.
Santé mentale : mieux protéger les droits des patients
L’un des enjeux majeurs concerne la protection des droits des personnes hospitalisées. Le futur texte doit distinguer les soins librement acceptés des admissions demandées par un tiers.
Il devrait aussi encadrer les interventions réalisées lorsqu’une personne représente un danger immédiat. Dans ces situations, un contrôle juridique demeure nécessaire afin de protéger les libertés individuelles.
Le ministère évoque également l’interdiction des chaînes et des traitements dégradants. Par conséquent, les structures accueillant des patients devront respecter des règles communes.
Les centres privés, communautaires ou confessionnels pourraient être soumis à une procédure d’agrément et à des inspections. Les actes de maltraitance devraient, quant à eux, faire l’objet de sanctions.
Santé mentale : améliorer l’accès aux soins
L’accès aux médicaments représente un autre volet important. Les travaux prévoient l’établissement d’une liste nationale de médicaments psychotropes essentiels.
Ces traitements devraient être disponibles à un coût accessible. Leur intégration au dispositif de la Couverture maladie universelle fait également partie des propositions présentées par le ministère.
Cependant, les médicaments ne constituent qu’une partie de la réponse. Le système a aussi besoin de professionnels formés, de structures adaptées et d’un suivi régulier des patients.
La réinsertion des personnes stabilisées représente également une priorité. Un accompagnement social et professionnel peut faciliter leur retour au sein de leur famille et de la communauté.
Santé mentale : la prévention au cœur du futur dispositif
Le projet prévoit de renforcer la prévention dans plusieurs milieux. Les écoles, les universités, les entreprises et les établissements pénitentiaires sont notamment concernés.
Cette orientation pourrait favoriser une détection plus précoce des difficultés psychologiques. Elle pourrait aussi améliorer l’orientation des personnes vers des professionnels compétents.
Par ailleurs, la prévention passe par une meilleure information du public. Les troubles mentaux restent encore entourés de nombreuses idées reçues.
Certaines personnes hésitent alors à consulter par peur du jugement. D’autres familles se tournent exclusivement vers des solutions non conventionnelles, parfois sans accompagnement médical.
Santé mentale : combattre la stigmatisation
La lutte contre la stigmatisation constitue donc un élément essentiel. Une personne vivant avec un trouble psychique ne doit pas être réduite à sa maladie.
Elle doit pouvoir accéder aux soins, conserver ses droits et bénéficier d’un accompagnement adapté. De même, les familles ont besoin d’informations fiables pour mieux soutenir leurs proches.
Les campagnes publiques peuvent contribuer à faire évoluer les comportements. Toutefois, leur efficacité dépendra de leur continuité et de leur capacité à toucher toutes les régions.
La promotion de la santé mentale nécessite ainsi une mobilisation nationale. Les pouvoirs publics, les professionnels, les médias et les communautés ont chacun un rôle à jouer.
Santé mentale : les prochaines étapes attendues
Le document préparé pendant l’atelier doit encore être finalisé par la Direction des affaires juridiques et du contentieux. Il devra ensuite être transmis au gouvernement, puis à l’Assemblée nationale.
Par conséquent, il ne s’agit pas encore d’une loi adoptée. Le texte pourrait évoluer durant les différentes étapes d’examen.
La communication prévue ce 27 octobre devrait néanmoins apporter davantage d’informations sur la politique nationale. Elle pourrait aussi préciser les mesures prioritaires retenues par les autorités.
Ce projet accompagne les efforts engagés pour moderniser l’offre sanitaire ivoirienne. À ce sujet, consultez également notre article sur le nouveau pôle de cardiologie pédiatrique à Bingerville.
Info Côte d’Ivoire suivra la finalisation de l’avant-projet et les prochaines annonces concernant la santé mentale.


