Les autorités sanitaires renforcent la prévention contre la rage à Man après le décès de trois enfants.
Rage à Man : trois enfants âgés de cinq, sept et onze ans sont décédés après des morsures de chiens. Le bilan a été annoncé le 22 octobre 2026 par le directeur régional de la Santé du Tonkpi.
Rage à Man : trois jeunes victimes recensées
Les trois décès ont été enregistrés dans le district sanitaire de Man. L’information a été rendue publique par Krelo Kouassi, directeur régional de la Santé du Tonkpi.
Cette annonce est intervenue lors de la célébration de la 20ᵉ Journée mondiale de lutte contre la rage. L’activité s’est tenue à la place de la Paix de Man.
La rencontre était organisée autour du thème : « Tous ensemble pour la rage, vaccinons pour sauver des vies ».
Les victimes étaient âgées de cinq, sept et onze ans. Selon les informations communiquées, elles avaient été exposées à la maladie après des morsures de chiens.
Ce bilan rappelle la gravité de la rage à Man et la nécessité d’une prise en charge immédiate après toute morsure ou griffure.
Selon l’Agence ivoirienne de presse, les autorités sanitaires ont appelé les populations à ne jamais négliger une exposition à un animal potentiellement infecté.
Rage à Man : une maladie presque toujours mortelle
La rage est une maladie virale qui attaque le système nerveux central. Elle se transmet principalement par la salive d’un animal infecté.
La transmission peut intervenir à la suite d’une morsure, d’une griffure ou du contact de la salive avec une plaie ouverte.
D’après l’Organisation mondiale de la Santé, la maladie devient mortelle dans pratiquement 100 % des cas lorsque les premiers symptômes cliniques apparaissent.
Toutefois, la rage peut être évitée. Une prise en charge rapide et une vaccination postexposition adaptée permettent de prévenir l’apparition de la maladie.
Les enfants figurent parmi les personnes les plus vulnérables. Leur petite taille les expose notamment à des morsures situées près de la tête ou du cou.
Rage à Man : agir rapidement après une morsure
Toute personne mordue ou griffée par un chien, un chat ou un autre mammifère doit agir immédiatement.
L’OMS recommande de laver abondamment la plaie avec de l’eau et du savon pendant environ quinze minutes. La victime doit ensuite se rendre rapidement dans un centre de santé.
Il ne faut pas attendre l’apparition de symptômes. Il est également déconseillé d’appliquer sur la plaie des substances traditionnelles susceptibles de retarder les soins.
Un professionnel de santé évaluera la gravité de l’exposition. Il déterminera ensuite si une vaccination antirabique ou un autre traitement est nécessaire.
L’animal concerné ne doit pas être abattu ou relâché sans l’avis des services vétérinaires. Son observation peut fournir des informations importantes aux professionnels chargés du suivi.
Rage à Man : 10 000 animaux seront vaccinés
Face au risque sanitaire, une campagne gratuite de vaccination des animaux domestiques a été lancée dans la commune de Man.
L’opération se déroule du jeudi 22 au mercredi 28 octobre 2026. Elle doit permettre de vacciner environ 10 000 animaux domestiques.
Les chiens constituent la principale cible de cette campagne. Les chats et d’autres animaux domestiques susceptibles de transmettre la maladie peuvent également être concernés.
Cette intervention est conduite dans le cadre d’une campagne gouvernementale de prévention. Elle vise à interrompre la transmission du virus entre les animaux et les populations.
Les propriétaires d’animaux sont ainsi invités à se rapprocher des services vétérinaires mobilisés. La vaccination régulière des chiens constitue l’une des mesures les plus efficaces contre la rage humaine.
Les précisions concernant cette opération sont disponibles dans le communiqué publié par l’Agence ivoirienne de presse.
Rage à Man : sensibiliser les familles et les enfants
La prévention repose également sur l’information des familles. Les enfants doivent apprendre à ne pas s’approcher des chiens errants ou inconnus.
Ils doivent aussi éviter de déranger un animal lorsqu’il mange, dort ou protège ses petits. Tout comportement inhabituel d’un chien doit être signalé à un adulte.
Les propriétaires doivent, pour leur part, faire vacciner leurs animaux. Ils doivent également éviter de les laisser divaguer dans les quartiers et les villages.
La mobilisation des écoles, des familles, des services sanitaires et des agents vétérinaires demeure donc indispensable.
Rage à Man : une alerte qui dépasse le Tonkpi
Le décès des trois enfants intervient dans un contexte de vigilance accrue en Côte d’Ivoire. Plusieurs cas mortels ont également été signalés dans d’autres régions du pays.
Dans le Gontougo, les autorités sanitaires avaient notamment recensé sept décès liés à la maladie en 2026. Info Côte d’Ivoire avait consacré un article à cette alerte sur la rage dans le Gontougo.
Ces différents bilans montrent que la prévention doit être renforcée sur l’ensemble du territoire. Elle passe par la vaccination animale, l’information des populations et l’accès rapide aux soins.
La lutte contre la rage à Man ne doit donc pas se limiter à la campagne actuelle. Elle nécessite un suivi durable des animaux et une meilleure connaissance des gestes d’urgence.
Les trois décès annoncés constituent une nouvelle alerte pour les familles. Après une morsure ou une griffure, chaque minute compte et la consultation médicale doit être immédiate.
Info Côte d’Ivoire continuera de suivre la campagne de vaccination ainsi que les actions engagées contre la rage dans le Tonkpi.


