Fabrice Lago, également connu sous le nom de Steve Beko, a été entendu par la section antiterroriste avant d’être placé sous contrôle judiciaire.
Fabrice Lago, secrétaire général adjoint du PPA-CI, a été placé sous contrôle judiciaire vendredi 23 octobre 2026, après son audition à la section antiterroriste d’Abidjan. Des sources médiatiques évoquent 17 chefs d’accusation, dont les détails restent inconnus.
Fabrice Lago entendu à la section antiterroriste
Le responsable du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire s’est présenté devant la section antiterroriste du tribunal de première instance d’Abidjan.
L’audition s’est déroulée dans les locaux du 8ᵉ cabinet d’instruction, situés à Cocody 7ᵉ Tranche. Elle intervenait après une convocation transmise quelques jours auparavant.
À l’issue de cette audition, Fabrice Lago n’a pas été placé en détention provisoire. Il a pu regagner son domicile, mais reste soumis à un contrôle judiciaire.
L’information a été rapportée vendredi par plusieurs médias ivoiriens, notamment Akwaba News et L’Avenir.
Fabrice Lago face à 17 chefs d’accusation annoncés
Les premières informations disponibles font état de 17 chefs d’accusation visant le secrétaire général adjoint du PPA-CI.
Cependant, la nature précise des faits reprochés n’a pas encore été rendue publique de façon détaillée. Les qualifications juridiques retenues restent également inconnues.
Il convient donc de ne pas attribuer au responsable politique des infractions qui n’ont pas été officiellement communiquées.
De même, aucune décision définitive n’a été prononcée sur sa culpabilité. Fabrice Lago bénéficie de la présomption d’innocence pendant toute la durée de la procédure.
Les prochaines communications de ses avocats, du PPA-CI ou des autorités judiciaires pourraient permettre de mieux comprendre le contenu du dossier.
Fabrice Lago : que signifie le contrôle judiciaire ?
Le contrôle judiciaire est une mesure permettant à une personne mise en cause de rester en liberté pendant la poursuite des investigations.
Cette mesure peut être accompagnée de différentes obligations. La personne concernée peut notamment être tenue de répondre aux convocations judiciaires.
Elle peut aussi devoir se présenter périodiquement auprès d’un service désigné. Une interdiction de déplacement ou de contact avec certaines personnes peut également être imposée.
Toutefois, les obligations précises imposées à Fabrice Lago n’ont pas été détaillées dans les informations actuellement disponibles.
Son placement sous contrôle judiciaire ne constitue donc pas une condamnation. Il s’agit d’une mesure d’encadrement décidée dans le cadre d’une procédure toujours en cours.
Fabrice Lago dans une série de convocations
L’audition de Fabrice Lago intervient après plusieurs convocations adressées à des responsables du PPA-CI.
La presse avait annoncé, dès le 15 octobre, les auditions de Daniel Billaud Zéréhoué, Emmanuel Ackah, Justin Koua, Dahi Nestor et Fabrice Lago.
Ces différentes convocations ont été programmées sur plusieurs jours. Les responsables concernés devaient se présenter devant la section antiterroriste entre le 15 et le 23 octobre.
D’autres cadres du parti avaient déjà été entendus dans des procédures distinctes. Certains avaient ensuite été placés sous contrôle judiciaire.
Cette actualité intervient également après l’affaire Justin Katinan Koné, qui avait provoqué de vives réactions au sein du parti de Laurent Gbagbo.
Le PPA-CI dénonce des pressions judiciaires
Le PPA-CI considère cette série de convocations comme une forme de pression exercée sur ses responsables.
Dans une déclaration rendue publique le 15 octobre, le parti avait dénoncé ce qu’il présente comme une stratégie d’affaiblissement de l’opposition.
La formation politique demande que les libertés publiques et le pluralisme soient respectés. Elle affirme également que l’expression d’un désaccord politique doit rester possible dans un cadre démocratique.
Cette position relève toutefois de l’analyse politique du PPA-CI. Elle ne constitue pas une décision judiciaire sur la régularité des procédures en cours.
De leur côté, les autorités judiciaires soutiennent que les personnes citées dans les violences liées à la présidentielle de 2025 doivent être entendues afin d’établir les responsabilités.
Fabrice Lago : une procédure encore ouverte
Le placement sous contrôle judiciaire signifie que l’affaire n’est pas terminée. Les enquêteurs et le juge d’instruction peuvent poursuivre leurs investigations.
Fabrice Lago pourrait ainsi être convoqué de nouveau. Ses avocats pourront également accéder aux éléments du dossier selon les règles prévues par la procédure.
Le magistrat instructeur devra déterminer si les éléments recueillis justifient la poursuite de l’affaire. Plusieurs issues restent donc juridiquement possibles.
Une procédure peut conduire à un renvoi devant une juridiction. Elle peut également aboutir à un abandon total ou partiel des poursuites lorsque les éléments sont insuffisants.
À ce stade, toute conclusion définitive serait prématurée.
Une affaire suivie par l’opposition ivoirienne
Cette procédure suscite de nombreuses réactions parmi les militants du PPA-CI et les sympathisants de l’opposition.
Certains dénoncent une multiplication des affaires judiciaires visant les responsables politiques opposés au pouvoir. D’autres estiment que la justice doit pouvoir enquêter indépendamment sur tous les faits signalés.
Dans ce contexte, la publication rapide d’informations officielles pourrait limiter les rumeurs. Elle permettrait également de connaître les faits exacts reprochés au responsable politique.
Le respect des droits de la défense demeure essentiel. La présomption d’innocence doit également accompagner le traitement médiatique de cette affaire.
Info Côte d’Ivoire suivra les prochaines étapes de la procédure ainsi que les éventuelles déclarations des avocats, du PPA-CI et des autorités judiciaires.


