La quatrième édition du Salon des collectivités territoriales appelle au renforcement des moyens des communes et des régions.
Les ressources des collectivités sont au cœur d’un plaidoyer lancé à Abidjan. Les communes et les régions réclament davantage de moyens financiers, humains et matériels pour exercer pleinement leurs compétences.
Cet appel a marqué l’ouverture de la quatrième édition du Salon des collectivités territoriales. L’événement se déroule du 15 au 17 octobre 2026 au Parc des expositions d’Abidjan.
Des membres du gouvernement, des élus locaux et des partenaires au développement participent aux travaux. Plusieurs délégations étrangères sont également présentes.
Les ressources des collectivités au cœur du Salon
Cette quatrième édition porte sur le transfert des compétences et des ressources. Elle doit favoriser une décentralisation plus forte et des territoires davantage autonomes.
Une compétence transférée correspond à une responsabilité confiée par l’État à une commune, une région ou une autre collectivité. Cependant, son exercice nécessite des ressources adaptées.
Les collectivités doivent notamment financer l’entretien de certaines routes, la construction d’équipements et l’amélioration du cadre de vie. Elles participent également aux actions concernant la salubrité et les services de proximité.
Selon les informations publiées par l’Agence ivoirienne de presse, plusieurs responsables ont demandé un renforcement des moyens locaux.
Les ressources des collectivités doivent donc évoluer avec les missions confiées aux élus. Dans le cas contraire, certaines responsabilités risquent de rester difficiles à mettre en œuvre.
Kandia Camara défend les ressources des collectivités
La présidente du Sénat, Kandia Camara, est intervenue comme haute patronne de la cérémonie. Elle a insisté sur la nécessité d’accompagner les compétences transférées avec des moyens suffisants.
Selon elle, une compétence accordée sans les ressources nécessaires demeure une promesse inachevée. Cette déclaration résume l’une des principales préoccupations exprimées pendant le salon.
Les besoins concernent notamment l’entretien routier, la construction des écoles et l’amélioration de la salubrité publique. Ces services influencent directement la vie quotidienne des populations.
Kandia Camara a également annoncé la présentation prochaine d’un rapport en séance publique. Ce document résulte d’une mission d’évaluation du transfert des compétences conduite par le Sénat.
Le rapport pourrait permettre d’identifier les progrès réalisés et les difficultés persistantes. Il pourrait également proposer des solutions pour améliorer les ressources des collectivités.
Une évaluation attendue sur le transfert des compétences
L’évaluation annoncée doit examiner la manière dont les responsabilités ont été confiées aux communes et aux régions.
Elle devra notamment déterminer si les collectivités disposent réellement des budgets, du personnel et du matériel nécessaires. Ces trois éléments sont indispensables pour appliquer efficacement les politiques locales.
Une commune peut, par exemple, recevoir une responsabilité dans le domaine de la salubrité. Cependant, elle doit disposer de véhicules, d’agents et d’un financement régulier pour remplir cette mission.
L’évaluation permettra donc de comparer les compétences transférées avec les moyens effectivement disponibles sur le terrain.
Les ressources des collectivités et la décentralisation
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, Vagondo Diomandé, a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur de la décentralisation.
Il a cependant insisté sur la professionnalisation des administrations locales. Il a également demandé aux collectivités de renforcer la mobilisation de leurs ressources propres.
Les ressources propres peuvent provenir de différentes recettes locales prévues par les textes. Leur mobilisation exige toutefois une administration efficace et une gestion transparente.
L’augmentation des ressources des collectivités ne repose donc pas uniquement sur les transferts de l’État. Les communes et les régions doivent aussi améliorer leur capacité à collecter et gérer leurs recettes.
Cependant, les possibilités varient fortement selon les territoires. Une grande commune urbaine ne dispose pas des mêmes activités économiques qu’une collectivité rurale.
Cette différence peut créer des inégalités entre les territoires. L’État doit donc maintenir des mécanismes permettant aux zones moins favorisées de financer leurs services essentiels.
Quatorze textes attendus pour les collectivités
Amadou Koné est intervenu au nom de l’Union des villes et communes de Côte d’Ivoire. Il a salué les efforts déjà réalisés par l’État.
Il a toutefois demandé la signature rapide de près de 14 textes finalisés. Les décrets relatifs au statut des élus locaux et des maires figurent parmi les documents concernés.
L’objectif annoncé consiste à faire adopter ces textes avant la fin de l’année. Leur entrée en vigueur pourrait clarifier plusieurs aspects du fonctionnement des collectivités.
Un cadre juridique précis est nécessaire pour définir les responsabilités des élus. Il permet également d’encadrer l’organisation et la gestion des administrations locales.
Les ressources des collectivités dépendent donc aussi de textes adaptés. Sans règles clairement établies, certaines réformes peuvent rester difficiles à appliquer.
Le dialogue entre l’État et les collectivités
Eugène Aka Aouélé, président de l’Assemblée des régions et districts de Côte d’Ivoire, a demandé un dialogue permanent entre l’État et les collectivités.
Cette concertation doit permettre aux élus de présenter les réalités observées sur le terrain. Elle peut également aider le gouvernement à adapter ses décisions aux besoins locaux.
Les priorités ne sont pas identiques dans toutes les régions. Certaines collectivités doivent renforcer leurs routes, tandis que d’autres ont besoin d’écoles, de centres de santé ou de systèmes d’assainissement.
Un dialogue régulier permettrait donc de mieux hiérarchiser les investissements. Il pourrait aussi améliorer l’utilisation des ressources des collectivités.
Des délégations africaines réunies à Abidjan
Le Salon accueille des délégations venues du Cameroun, du Congo, du Gabon, du Sénégal et du Tchad. L’ancienne maire de Paris, Anne Hidalgo, participe également à cette édition.
Cette présence internationale permet de comparer différentes expériences de gouvernance locale. Chaque pays possède son propre système de décentralisation et de financement territorial.
Les participants peuvent ainsi échanger sur les méthodes de collecte des recettes, la planification urbaine et le financement des infrastructures.
La commissaire générale, Penda Dramera, présente le salon comme un espace de coopération et de concrétisation des projets.
Le programme comprend des panels, des rencontres d’affaires et des présentations. Une ville immersive baptisée « Éburnéa » est également consacrée aux collectivités innovantes.
Les ressources des collectivités pour le développement local
Une décentralisation efficace doit rapprocher les décisions des populations. Les élus locaux connaissent généralement les besoins immédiats de leurs communes et de leurs régions.
Cependant, cette proximité ne peut produire des résultats sans financement. Les collectivités doivent pouvoir planifier leurs investissements et assurer l’entretien des équipements existants.
Info Côte d’Ivoire a déjà présenté les grands objectifs du Plan national de développement de la Côte d’Ivoire. Les communes et les régions joueront un rôle important dans leur réalisation sur le terrain.
Les ressources des collectivités apparaissent donc comme une condition essentielle du développement local. Leur renforcement doit néanmoins s’accompagner de transparence, de contrôle et de redevabilité.
Le Salon s’achève le 17 octobre 2026. Les participants devront ensuite transformer les recommandations formulées en décisions concrètes.
Info Côte d’Ivoire suivra la présentation du rapport du Sénat ainsi que l’évolution des 14 textes attendus concernant les collectivités territoriales.


