Les visages de la nouvelle gouvernance du patronat marocain pour le mandat 2026.
Mehdi Tazi est le nouveau président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) élu en mai 2026. L’actuel patron de la société d’investissement Ask Capital succède à l’équipe sortante et a installé une équipe dirigeante profondément remaniée pour piloter le patronat marocain.
Les ambitions de Mehdi Tazi pour moderniser le secteur privé
Le patronat marocain entame un virage décisif sous l’impulsion de sa nouvelle équipe directrice. En installant ses équipes au siège de Casablanca, le président Mehdi Tazi affiche une volonté claire de rompre avec les anciennes méthodes pour insuffler une culture de la performance technocratique. L’intégration de profils aux compétences diversifiées vise à répondre aux défis industriels et commerciaux du Royaume, notamment dans le cadre de la Charte de l’investissement.
Les premiers chantiers prioritaires s’orienteront vers la simplification des procédures administratives pour les Très Petites, Petites et Moyennes Entreprises (TPME). Le renforcement du dialogue public-privé constitue également un pilier central pour garantir une croissance économique durable. En associant des figures issues de la distribution, de l’énergie et des services financiers, le bureau exécutif se dote d’une vision transversale indispensable pour négocier les grandes réformes sociales et fiscales avec le gouvernement.
L’influence des profils de premier plan au sein du directoire
La nomination de figures hautement médiatiques et économiques marque une volonté d’asseoir la légitimité politique de la confédération. La présence de leaders d’opinion et de capitaines d’industrie chevronnés permet de structurer des commissions thématiques beaucoup plus offensives face aux institutions bancaires et aux partenaires internationaux.
Des compétences sectorielles pour piloter la transition économique
Chaque membre nommé apporte un carnet d’adresses et une expertise de terrain spécifique. Qu’il s’agisse de restructurer le commerce de détail, d’accélérer la transition vers les énergies renouvelables ou de dynamiser le secteur de la communication, les pôles de compétences sont désormais clairement définis. Cette organisation interne favorisera une réactivité accrue lors des débats parlementaires portant sur la loi de finances ou sur les réglementations douanières, consolidant le rôle de force de proposition de l’institution.
Un ancrage fort face aux mutations industrielles globales
Les mutations technologiques mondiales imposent au secteur privé une adaptation rapide sous peine de perdre en compétitivité. Le bureau exécutif compte capitaliser sur la digitalisation des services et l’intégration de l’intelligence artificielle dans les processus industriels pour maintenir le positionnement stratégique du pays comme hub vers le continent africain.
L’appui à l’internationalisation des entreprises locales
L’autre grand défi réside dans l’accompagnement des groupes nationaux à l’export. Les nouvelles orientations visent à multiplier les missions économiques de prospection, notamment vers l’Afrique subsaharienne et les nouveaux marchés européens. Grâce à des mécanismes de financement mieux ciblés et à un plaidoyer renforcé pour la suppression des barrières tarifaires, la confédération entend transformer les crises logistiques mondiales en opportunités de croissance pour le tissu industriel local.
Résumé : Gouvernance du Patronat Marocain
Le président de la CGEM, Mehdi Tazi, a officialisé la composition de ses équipes pour piloter l’avenir du patronat marocain :
- Nouvelle présidence : Mehdi Tazi s’entoure d’un directoire de rupture alliant expertise financière et industrielle.
- Alliances de poids : Entrée stratégique de leaders économiques majeurs comme Moncef Belkhayat et Soukaina Akhannouch.
- Feuille de route : Priorité absolue accordée à la décentralisation économique, à la transition énergétique et au soutien des TPME.


