@Le capitaine Abdoul Kader Zanré, ancien chef de la sécurité de Paul-Henri Sandaogo Damiba, ici en tenue militaire lors d'une mission officielle - Capture d'image
Le verdict de Damiba est tombé le mercredi 3 juin 2026 au Tribunal de grande instance de Ouagadougou dans l’affaire impliquant de hauts gradés de l’armée. Le capitaine Abdoul Kader Zanré, qui occupait la fonction stratégique de chef de la sécurité de l’ex-président de la Transition, le lieutenant-colonel Paul-Henri Sandaogo Damiba, a été lourdement sanctionné par la justice burkinabè. L’officier a été condamné à une peine de 11 ans de prison, dont d’un emprisonnement de cinq ans ferme, ainsi qu’à une amende de 2 millions de francs CFA. N’ayant pas comparu à l’audience, un mandat d’arrêt a été immédiatement décerné à son encontre par les magistrats.
RECONNU COUPABLE DANS L’INCENDIE CRIMINEL DU VÉHICULE D’UN ACTIVISTE DE LA SOCIÉTÉ CIVILE.
Le capitaine Abdoul Kader Zanré a été formellement reconnu coupable de complicité de dégradation volontaire de bien privé par incendie et de mise en danger de la vie d’autrui. Le procès concernait la destruction criminelle par les flammes du véhicule personnel de l’activiste Serge Bayala, célèbre figure de la société civile burkinabè et coordonnateur du mouvement Deux Heures pour Nous, Deux Heures pour Kamita. Les faits s’étaient déroulés dans un climat politique extrêmement tendu sous le régime défunt, et l’enquête a permis de remonter jusqu’aux donneurs d’ordres militaires.
DE LOURDES SANCTIONS FINANCIÈRES ET DES COMPLICES CONDAMNÉS AVEC SURSIS.
En plus de la lourde peine de prison ferme infligée au principal accusé, la justice a rendu son arbitrage sur les réparations civiles. Le tribunal a validé la constitution de partie civile de la victime et a condamné le capitaine Zanré, solidairement avec trois de ses subordonnés, à payer la somme globale de 12,7 millions de francs CFA à Serge Bayala au titre des préjudices matériel et moral. Quant aux trois autres militaires co-accusés dans cette affaire d’incendie volontaire, ils ont écopé d’une sentence de cinq ans de prison, entièrement assortie du sursis.


