
L’image poignante d’un jeune garçon assis au milieu des décombres, un cahier bleu à la main, suscite une vive vague d’émotion et de colère au sein de la population. Malgré la destruction de sa maison et la perte de tous les biens de ses parents, cet enfant s’efforce de réviser ses leçons dans un décor de désolation. Ce contraste saisissant entre la quête d’éducation et la violence des destructions pousse aujourd’hui de nombreux Ivoiriens à s’interroger ouvertement sur les méthodes employées par les autorités urbaines lors des récentes vagues de déguerpissement.
UNE BRUTALITÉ SANS PRÉAVIS : SIMPLE MESURE DE SALUBRITÉ OU PUNITION INJUSTE ?
Pour ce citoyen ivoirien qui s’interroge, le mode opératoire des démolitions pose un profond problème d’humanité et de justice sociale. Casser des habitations de manière soudaine, parfois sans notification préalable efficace ni solution de relogement immédiate, s’apparente davantage à une punition collective qu’à une politique d’embellissement ou de salubrité urbaine. Les témoignages de familles surprises au petit matin par les bulldozers se multiplient, laissant des milliers d’innocents, dont de nombreux enfants en pleine période scolaire, sans abri et livrés à la précarité absolue.
UN APPEL URGENT À UNE GESTION PLUS HUMAINE DES OPÉRATIONS D’URBANISME
Face au traumatisme visible de ces populations déguerpies, la nécessité de repenser la gouvernance urbaine en Côte d’Ivoire devient incontournable. Les citoyens ne contestent pas la nécessité d’assainir les zones à risques ou non constructibles, mais ils réclament avec force le respect de la dignité humaine. Ce cri du cœur interpelle directement les décideurs politiques pour que les futures opérations intègrent des enquêtes sociales préalables, des indemnisations justes et des mesures d’accompagnement concrètes, afin que le développement des villes ne se fasse plus au détriment de l’avenir des enfants.


