
La tension monte d’un cran dans la région du Gbêkê entre l’autorité administrative et les garants de la tradition. Les chefs traditionnels du peuple Gblo ont adressé un message fort et sans ambiguïté au Ministre Assahoré Konan Jacques concernant la gestion des affaires locales et la désignation des autorités coutumières. Réunis pour exprimer leur position, les leaders traditionnels ont fermement rappelé qu’un décret administratif, aussi officiel soit-il, ne saurait en aucun cas conférer le droit de violer les us et coutumes ancestraux qui régissent leur communauté.
UNE MISE EN GARDE CONTRE L’INGÉRENCE ADMINISTRATIVE DANS LES AFFAIRES COUTUMIÈRES
Pour les chefs Gblo, la préservation de l’identité culturelle et des règles de succession traditionnelles reste une ligne rouge à ne pas franchir. Ils dénoncent toute tentative d’imposition ou de manipulation politique dans le choix des chefs de village ou de canton, des rôles qui répondent à des critères sacrés et non à des décisions bureaucratiques. Les têtes couronnées ont insisté sur le fait que l’administration doit travailler en harmonie avec les institutions traditionnelles existantes plutôt que de tenter de leur substituer des décisions unilatérales qui menacent la cohésion sociale.
UN APPEL AU DIALOGUE ET AU RESPECT MUTUEL POUR PRÉSERVER LA PAIX SOCIALE
Malgré la fermeté de leur déclaration, les chefs traditionnels du Gbêkê ne ferment pas la porte aux discussions avec les émissaires du gouvernement. Ils appellent le Ministre Assahoré et l’ensemble des cadres de la région à engager un dialogue franc, basé sur le respect mutuel et la reconnaissance des prérogatives de chacun. Les leaders Gblo rappellent que la paix et la stabilité de la région dépendent de cet équilibre fragile entre la modernité étatique et le respect scrupuleux des traditions qui font la force et la dignité des peuples locaux.


