
L’Autorité Ivoirienne de Régulation Pharmaceutique (AIRP) passe à l’offensive contre le phénomène persistant de la dépigmentation artificielle en Côte d’Ivoire. L’institution vient de dévoiler le déploiement d’une vaste opération de contrôle sur l’ensemble du territoire national visant la fabrication, l’importation et la commercialisation des produits cosmétiques interdits. Cette initiative marque une nouvelle étape cruciale dans l’application du décret d’interdiction de ces substances dangereuses pour la santé publique.
UNE TRAQUE SANS MERCI CONTRE LES PRODUITS ILLÉGAUX SUR LES MARCHÉS ET EN LIGNE
L’opération de contrôle initiée par l’AIRP cible de nombreux canaux de distribution traditionnels et modernes. Les inspecteurs de l’autorité de régulation, appuyés par les forces de l’ordre, passeront au peigne fin les marchés locaux, les instituts de beauté, les cosmétiques de quartier ainsi que les plateformes de vente en ligne. Les produits contenant des substances nocives comme l’hydroquinone au-delà des seuils autorisés, les corticoïdes, le mercure ou d’autres agents blanchissants agressifs seront immédiatement saisis et retirés de la circulation pour protéger les consommateurs.
DES SANCTIONS ET DES POURSUITES JUDICIAIRES CONTRE LES CONTREVENANTS
Face à la résistance de certains opérateurs économiques, l’AIRP affiche une fermeté absolue et annonce des sanctions administratives et judiciaires exemplaires. Les commerçants, grossistes et fabricants pris en flagrant délit s’exposent à de lourdes amendes financières, à la fermeture définitive de leurs établissements, ainsi qu’à des poursuites pénales devant les tribunaux ivoiriens. Par cette politique de tolérance zéro, le régulateur entend démanteler définitivement les réseaux d’approvisionnement clandestins et dissuader quiconque de jouer avec la santé de la population.
